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Québec veut permettre l’ouverture des camps de jour

MARIO BEAUREGARD/AGENCE QMI

Les camps de jour pourront ouvrir au Québec vers la fin juin ou au début du mois de juillet malgré la crise actuelle et les mesures de distanciation physique.

C’est ce qu’a indiqué la ministre des Affaires municipales, Andrée Laforest, lors d’une séance virtuelle de l’Assemblée nationale, jeudi.

Selon elle, les responsables des camps de jour n’auront pas de difficulté à recruter assez de moniteurs d’ici là compte tenu des nombreux étudiants qui sont sans emploi.

«[Les maires et les préfets] se disent confortables étant donné que certains étudiants ont perdu leurs emplois, qu’il va y avoir plus de moniteurs à engager et donc de disponibilités pour travailler cet été», a-t-elle expliqué.

Un guide pour indiquer les mesures sanitaires qui devront être appliquées dans les camps de jours devrait être présenté dans les prochains jours, a-t-elle indiqué.

Leur ouverture dépendra toutefois de l’évolution de la situation dans les écoles. Celles-ci seront rouvertes le 19 mai dans la grande région de Montréal et le 11 mai ailleurs au Québec.

La ministre Andrée Laforest n’a pas été en mesure de préciser si Québec mettrait en place ou non des programmes financiers pour aider les municipalités à financer ces camps de jour.

Pour l’opposition, il est toutefois inconcevable d’ouvrir les camps de jour à la grandeur du Québec si l’on souhaite respecter les consignes de distanciation physique.

«Je ne vois pas comment on peut y arriver, à moins que ce soit du un pour un (un moniteur pour un enfant) ou du un pour deux», a indiqué la députée libérale Marie-Claude Nichols.

Si le scénario de l’ouverture des camps de jour est envisageable dans les régions où il y a peu de transmission de la COVID-19, ce n’est pas le cas pour les grandes villes comme Montréal, ajoute-t-elle.

«On sait comment c’est difficile maintenir la distanciation sociale entre des enfants. C’est déjà difficile avec des adultes», a lancé le député de Québec solidaire, Andrés Fontecilla, pour qui la ministre Andrée Laforest n’a pas été en mesure d’amener des réponses suffisantes aux nombreuses questions sur cet enjeu.