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Une seule sortie par semaine autorisée

Certains auraient tendance à croire que vivre le confinement en Guadeloupe où il fait en moyenne 30°C au mois de mars est plus doux et facile que de le vivre au Québec.   

Anouk Dewailley, une Québécoise installée sur l’île de la mer des Caraïbes, n’est certainement pas de cet avis.   

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«La règlementation a été très, très stricte dès le début, nous on a le droit de sortir qu’une fois par semaine pour aller faire des courses avec une autorisation préalable, il faut être masqué et seul», explique-t-elle.  

«Mes enfants ne sont pas sortis de chez nous depuis 45 jours, donc c’est très, très restrictif».   

Si la Guadeloupe offre des paysages à couper le souffle, une mer turquoise, une végétation luxuriante et des plages invitantes, pas question d’en profiter depuis le début de la crise.   

«Ce qui est agréable de vivre sur une île c’est de profiter de la mer, d’aller à la plage, de partie en bateau et tout ça est interdit depuis le début du confinement».   

«Les plages sont survolées par des hélicoptères toute la journée».   

Policiers ultra-présents   

Celle qui est propriétaire d’une boutique de décoration à Saint-François insiste: la police est ultra-présente dans les rues et les contrôles sont fréquents.   

«Je suis sortie quatre fois pour faire les courses en 45 jours et je me suis fait arrêtée les quatre fois (...) sur toutes les rues principales il y a des contrôles de police qui demandent les attestations à jour avec des signatures», affirme Mme Dewailly, que l'on peut voir ces jours-ci dans une capsule «Expat en confinement».  

«Ils ne testent presque personne»   

Sur une population de près de 500 000, la Guadeloupe compte actuellement 150 cas de COVID-19 et 12 décès, selon l’Université Johns Hopkins. Des données qui pourraient être tronquées en raison du peu de tests qui y sont effectués.   

«Ils ne testent presque personne, ils testent les cas graves qui arrivent dans notre semblant d’hôpital par qu’il n’y en a pas sur l’île depuis qu’il a été détruit par le feu il y a deux ans».   

Le territoire français doit entamer un déconfinement le 15 mai en commençant par les écoles.