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Faible risque de complications pour les enfants asthmatiques

Alors que le retour en classe des enfants se prépare au Québec, plusieurs questions surgissent au sujet de leur sécurité devant la COVID-19 et le cas de ceux qui font de l’asthme en suscite plusieurs. 

Mais selon le docteur Larry Lands, directeur du Service de médecine respiratoire pédiatrique à l'Hôpital de Montréal pour enfants, le risque de complications pour les enfants asthmatiques ne concerne que les cas prononcés. 

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«Premièrement, à peu près 15% des enfants font de l'asthme, et la majorité est bien contrôlée, a-t-il rappelé, en entrevue à LCN. C'est bien important de prendre ses médicaments comme prescrit (...) ce n'est pas le moment de cesser, il faut continuer.» 

«Considérant cela, la majorité, 90% des enfants (qui font de l’asthme) peuvent retourner à l'école, a-t-il ajouté. La science ne démontre pas que le fait d'avoir de l'asthme, comme tel, prédispose à une maladie plus sévère, surtout chez les enfants. Mais il y a certains asthmatiques qui ont une maladie plus grave, qu'on veut protéger pour l'instant.» 

Le médecin a ensuite précisé quel type d’enfant asthmatique doit être protégé.  

«Ceux qui font des visites quatre fois ou plus par année à l'urgence, ceux que chaque virus provoque une crise d'asthme les amenant à l'urgence, ceux qui ont été admis aux soins intensifs dans les deux dernières années, ceux qui prennent de fortes doses de corticostéroïde inhalé (...) ceux qui prennent des biologiques, c'est-à-dire des injections spéciales pour l'asthme comme la marque Xolair, ou ceux qui prennent de la cortisone par la bouche régulièrement», a-t-il indiqué.  

«Ça, ce sont les cas sévères, a ajouté le médecin. Mais ça touche une très petite partie des asthmatiques». 

Le Dr Lands a également souligné que les cas de complications sont souvent créés par une seconde infection. 

«Il faut réaliser qu'à date, quand on voit des enfants avec des symptômes respiratoires, même ceux qui sont COVID positif, il y a souvent un deuxième virus détecté au même moment et celui-ci peut facilement expliquer les symptômes, a-t-il affirmé. Donc ce n'est pas nécessairement le COVID qui provoque des symptômes.» 

Évidemment, comme le savoir au sujet de la COVID-19 en est encore à ses balbutiements, les choses peuvent toujours bouger. 

«C'est basé sur ce que nous savons présentement. Au fur et à mesure, avec l'expérience, on va ajuster notre cible», a précisé le spécialiste. 

Voyez l’entrevue complète dans la vidéo ci-dessus.

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