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Le pianiste Richard Abel instigateur d’une bagarre?

TVA Nouvelles

Le pianiste Richard Abel a vécu une expérience pour le moins marquante quand la bagarre a éclaté sur un navire de croisière de la MSC Cruises alors que les centaines de croisiéristes à bord du bateau vivaient confinement, déception et frustration dus aux rumeurs de coronavirus. 

Le sympathique artiste québécois s’est vu offrir une semaine de croisière de luxe avec son amoureux gratuitement en échange d’un spectacle de 30 minutes sur le bateau. Il a donc accepté d’emblée, car dit-il le 23 février, on parlait très peu de la COVDI ici. 

«Nous étions huit artistes québécois et chacun faisait sa demi-heure», explique Richard Abel en entrevue à Denis Lévesque. Jusque là, la croisière était agréable. Mais voilà qu’un membre du personnel monté à bord du bateau à Miami développe des symptômes grippaux. La COVID-19 est tout de suite évoquée.  

«L’équipe médicale a confirmé que c’était une grippe de type A. Mais les maladies doivent être déclarées obligatoirement avant les escales. En Jamaïque, il a été déclaré que quelqu’un avait la grippe et là, ça a été la panique», affirme M. Abel. 

Grogne et poivre de Cayenne 

«La grogne s'est installée aux îles Caïman, car on n'a pas accosté. À Cozumel, on a accosté, mais on ne voulait pas nous laisser débarquer. Les gens perdaient de l’argent; leurs activés et excursions étaient annulées dans les différentes escales. Ils avaient réservé en passant par internet pas par le bateau, le capitaine leur a donc dit qu’ils ne pouvaient pas les rembourser», détaille le pianiste. 

Puisque les croisiéristes voyaient leurs activités se réduire comme peau de chagrin, la tension grimpait au rythme où les spéculations s’emparaient du bateau. 

«Les gens avaient juste ça à faire jaser. Ils avaient peur que l’on ne puisse pas débarquer du bateau de retour à Miami avec le président américain que l’on connait. Il y a des gens pour qui il faut absolument qu’ils touchent terre, sinon, ils paniquent. J'ai dû donner un médicament contre le stress à une femme», fait savoir Richard Abel. 

Puis, un soir, ça dégénère. Deux gaillards en viennent aux coups dans une des salles de spectacles du navire. «Je crois que je suis un peu l’instigateur de cette bagarre-là», lance Richard Abel qui précise sa pensée. 

«Le gars est monté sur la scène, a pris le micro et dit qu’il voulait chanter, qu’un petit Québécois a pu jouer du piano, donc pourquoi pas lui. La sécurité s’en est mêlée, des gens ont été poivrés», détaille le pianiste. 

Dû à l’annulation des excursions et des activités pour les croisiéristes, même si MSC Cruises a remboursé l’intégralité de la croisière à tous ceux qui étaient à bord, Richard Abel a été échaudé.  

«Il y avait trop de monde, pas de chaises disponibles pour prendre du soleil vu que l’on était tous confinés. À la cafétéria, c’était comme un Walmart le 23 décembre!»