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3900 services de garde ne rouvriront pas le 11 mai

Geneviève Lajoie | Journal de Québec

Des profs se sont vu refuser une place en garderie pour leur bambin cette semaine. Un avant-goût de ce qui attend bon nombre de parents au plus fort du déconfinement, alors que 3900 services de garde en milieu familial ne rouvriront pas lundi.  

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François Legault s’est montré confiant, hier, que les parents pourront recommencer à travailler l’esprit tranquille, sachant que leurs enfants sont entre bonnes mains.  

« La semaine prochaine, il va y avoir une beaucoup plus grande ouverture, en région, des services de garde, donc ça devrait nous permettre de régler la majeure partie des cas d’enseignants qui n’ont pas été capables de se trouver une place pour leurs enfants en garderie », a-t-il dit.  

Au chômage  

Un optimisme qui tranche avec ce qu’appréhendent les acteurs du réseau.  

En raison de leur âge ou de problèmes de santé qui les rendent vulnérables à la COVID-19, pas moins de 3900 responsables de garderies en milieu familial ne rouvriront pas le 11 mai, selon la FIPEQ-CSQ.  

Et puisque le gouvernement ne compte pas continuer de verser une rémunération à ces femmes qui fermeront leur garderie sur recommandation de la santé publique, il y a fort à parier que leurs 20 000 places subventionnées disparaîtront définitivement, estime la présidente, Valérie Grenon.  

« C’est 3900 éducatrices en milieu familial qui seront mises au chômage lundi. À notre avis, les responsables vont se trouver un nouvel emploi. On aurait souhaité maintenir la rémunération le temps que le risque diminue », déplore-t-elle.  

Pas assez de places  

Des enfants qui fréquentent habituellement un CPE se retrouveront aussi dans une fâcheuse situation lorsque leurs parents reprendront le travail.  

Directrice générale de l’Association québécoise des CPE, Geneviève Bélisle admet que des familles seront privées de leur place en raison des ratios d’enfants qui seront limités jusqu’à la fin juin.   

« C’est sûr que la semaine prochaine, ce n’est pas tout le monde, malheureusement, qui pourra avoir une place », précise-t-elle. Mme Bélisle soutient que dans certains CPE, de 75 à 80 % des parents comptaient envoyer leur bambin à la garderie dès lundi prochain.