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Le syndicat des éducatrices craint pour 20 000 places de garderie

La Fédération des intervenantes en petite enfance du Québec (FIPEQ) a dit mercredi craindre la perte de 20 000 places subventionnées en raison des dispositifs mis en place pour protéger les intervenantes de la COVID-19. 

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Le syndicat a expliqué que les mesures préconisées par le ministère de la Santé allaient « mettre au chômage 6 000 intervenantes en petite enfance en raison de leurs conditions de santé ou de leur âge », puisqu’il ne comptait pas rémunérer ces personnes durant ce temps. 

« Les informations reçues à ce jour indiquent que le ministère ait choisi de faire des économies à court terme, a indiqué par voie de communiqué la présidente de la FIPEQ-CSQ, Valérie Grenon. Les impératifs économiques semblent avoir eu le dessus et le gouvernement est à mettre en œuvre un plan de mise à pied massif pour mettre de côté les intervenantes expérimentées ou vulnérables. C’est odieux et scandaleux. » 

L’absence de ces intervenants, qui représente une prise en charge de 20 000 places de garderie, soit 9 % du réseau, selon le syndicat, ne fera qu’aggraver la pénurie de main d’œuvre dans ce secteur. 

« Le réseau des CPE et des milieux familiaux régis et subventionnés peinait à répondre à la demande avant la crise de la COVID-19. Ce problème va s’accentuer au cours des prochaines semaines, a ajouté Valérie Grenon. Le ministre doit agir dès maintenant pour attirer de nouvelles intervenantes en petite enfance. »

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