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Voyageurs, vous avez droit à un remboursement

TVA Nouvelles

Vos billets d’avion sont déjà achetés, mais voilà que la pandémie contrecarre tous vos projets de vacances et que votre transporteur aérien vous propose un crédit voyage. Vous n’êtes pas obligés d’accepter, vous pouvez vous faire rembourser.   

«Notre loi, notre Code civil, prévoit que les consommateurs devraient avoir droit à un remboursement vu que c’est une situation de force majeure», assure Élise Thériault, avocate chez Option consommateurs.    

Vous n’avez donc pas à vous contenter d’un crédit à moins que ça vous convienne. Cependant, plusieurs conditions spécifiques accompagnent ce crédit voyage, soyez prévenus:   

- Il a une date d’expiration de deux ans. Donc, si vous ne pouvez pas voyager au cours des deux prochaines années, car votre état de santé ou vos finances ne vous le permette plus, vous aller perdre votre crédit.   

- Le crédit est souvent non transférable, c’est-à-dire que vous ne pouvez pas le transférer à un membre de la famille ou une connaissance ni le revendre   

- Il est souvent limité à une seule destination par exemple si vous alliez en Grèce et que d’ici deux ans vous voulez voyager à nouveau, vous devrez aller en Grèce avec votre crédit    

- Si votre nouveau voyage coûte moins cher que celui que vous aviez payé, vous perdez la différence. Si le voyage coûte plus cher qu’avant, vous devrez payer la différence.    

Enrichissement injustifié    

L'avocate chez Option consommateurs voit dans cette forme de crédit voyage «une certaine forme d’enrichissement injustifiée de la part du transporteur».   

Que répond-elle à ceux qui arguent que si la majorité des voyageurs veulent un remboursement plutôt qu’un crédit, les compagnies aériennes vont faire faillite?   

«Certaines compagnies reçoivent des subventions salariales de 75%. Si ça leur cause autant de dommages de respecter la loi et les consommateurs, le gouvernement devra peut-être les aider. Toutefois, la santé financière des compagnies aériennes ne doit pas se faire sur le dos de la santé financière des consommateurs», conclut Élise Thériault.