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Moins de Québécois seront finalement nécessaires dans les champs cet été

Vincent Larin

De nombreux Québécois qui ont levé la main pour aller donner un coup de pouce dans les champs cet été pourraient ne pas être appelés puisque davantage de travailleurs étrangers temporaires seront finalement disponibles.

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Pas moins de 85 % de ceux-ci sont finalement arrivés dans la province, soit près de 1500 de plus que prévu. C’est ce qu’a indiqué, le ministre de l’Agriculture André Lamontagne, jeudi, lors d’une séance virtuelle de l’Assemblée nationale.

Au moment d’annoncer une prime de 100 $ par semaine pour ces travailleurs à la mi-avril, André Lamontagne disait vouloir convaincre 8500 Québécois à aller prêter main-forte dans les champs cet été. Une somme de 45 millions $ avait été débloquée à cet effet.

On espérait ainsi remplacer une partie des 11 000 travailleurs étrangers temporaires en provenance du Guatemala et du Mexique qui viennent, bon an mal an, aider aux récoltes.

On prévoyait alors que seulement 8000 d’entre eux pourraient venir dans la province étant donné les mesures mises en place pour limiter la propagation de la COVID-19.

Mais trois semaines plus tard, moins de 100 personnes sur les 7260 qui ont soumis leur candidature pour donner un coup de main aux travailleurs agricoles québécois ont été affectées dans les champs, a révélé Le Journal de Québec, jeudi.

Au moment d’annoncer la prime de 100 $ pour encourager les Québécois à aller travailler dans les champs, le gouvernement n’avait aucune idée du nombre de travailleurs étrangers qui se présenterait véritablement, a-t-il expliqué.

Le ministre s’est également défendu d’avoir jeté de l’argent par les fenêtres. «Il n’y a personne qui sera payé s’il ne travaille pas. [...] si ça finit que c’est 1000, 2000, 3000 travailleurs québécois, alors ce n’est pas 45 millions qui seront investis. Ce sera en fonction du nombre de travailleurs qui vont aller aux champs», a-t-il indiqué.

Les entreprises agricoles ont des contrats avec les travailleurs étrangers temporaires. Elles feront donc appel aux volontaires québécois quelques semaines avant le début de leurs récoltes, si les travailleurs étrangers ne sont pas au rendez-vous, a résumé André Lamontagne.