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La STM ne veut pas devenir une «police du masque»

Malgré le report de la réouverture des écoles et des commerces dans la région de Montréal, la Société de transport de Montréal se prépare malgré tout au déconfinement.  

Le port du masque ne sera pas obligatoire dans les transports collectifs, mais il sera «fortement recommandé». L’organisation ne souhaite pas prendre une approche coercitive. 

«Si ça devient obligatoire, ça engendre toute une série de contrôle pour s’assurer que tout le monde le porte. Nos inspecteurs et les policiers ont autre chose à faire que de devenir "la police du masque"», a affirmé Philippe Schnobb, président du conseil d’administration à la STM. 

«On pense qu’il faut encourager fortement les gens à porter le couvre-visage et je pense qu’il y aura une pression sociale qui se développement et j’encourage les gens à le porter», a-t-il ajouté. 

La STM va distribuer 600 000 masques réutilisables pour inciter le port dans la population. Elle entend privilégier l’achat québécois, notamment grâce à un achat groupé avec la Société de transport de Laval, le Réseau de transport de Longueuil, l’ARTM et exo.  

La STM travaille également à mettre en place une application pour connaître à l’avance le nombre de passagers dans un autobus ou un wagon de métro.  

«La clientèle pourra déterminer si elle se sent en sécurité pour monter à bord du bus ou du métro compte tenu de l’information sur la charge qui va être divulguée», précise Luc Tremblay directeur général, STM. 

Parmi les mesures annoncées, on retrouve le retour à la normale de la fréquence de passage des trains, l’installation de barrières physique entre les chauffeurs et les passagers, une nouvelle cohorte d’inspecteurs et le maintien du nettoyage accru.

L'installation de distributeurs automatiques de gel désinfectant se poursuit dans les stations de métro. Il y en a déjà 125 et 99 autres sont en cours d'installation, pour un total de 224. 

Que pensent les experts du plan présenté par la STM?

«Le plan comme tel, il me semble qu'il est pas mal complet. Il est réaliste, dans les circonstances. Et il fait un appel autant aux clients qu'aux employés, aux entreprises», de dire Florence Junca-Adenot, spécialiste en mobilité. 

«Nous, on aimerait aussi peut-être qu'ils suivent justement c'est combien de pourcentage des gens qui ont un masque», affirme François Pépin, président de Trajectoire Québec.