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Fin de grossesse mouvementée

Stéphanie Martin

Angèle Brazeau et son clan : bébé Olivia, le papa, Félix Leroux, la petite Cassandra, et le fils de Félix, Loïc Vena-Leroux.

Photo courtoisie

Angèle Brazeau et son clan : bébé Olivia, le papa, Félix Leroux, la petite Cassandra, et le fils de Félix, Loïc Vena-Leroux.

Gérer la fermeture de son commerce, la préparation pour l’accouchement et le stress que grand-maman, qui habite une autre région, ne puisse pas venir garder sa fille, c’est le défi auquel a fait face une maman de Val-David.  

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Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’Angèle Brazeau a eu un mois de mars mouvementé. « J’avais du pain sur la planche », confie la maman de 41 ans. À la mi-mars, elle s’apprêtait à prendre deux semaines de repos avant son accouchement. Et c’est alors qu’est tombé l’ordre de fermeture des commerces.   

Restauratrice, elle possède le Général Café, à Val-David, depuis sept ans. Elle a dû s’occuper de la fermeture du commerce, qui embauche 12 employés, et de la gestion de l’inventaire, qu’elle a donné en grande partie.  

« Je voulais m’assurer de ne pas perdre de stock. J’en ai distribué aux employés », souligne-t-elle.  

Par-dessus le marché, elle craignait que sa mère, qui habite dans une autre région, soit interceptée par un barrage routier mis en place en raison de la COVID-19 et ne puisse pas venir garder son aînée de six ans pendant l’accouchement. La grand-maman a finalement réussi à se rendre sans embûche.  

Privés de leurs accompagnantes  

Comble de la déception, Mme Brazeau et son conjoint Félix Leroux ont dû se passer de la présence de leurs accompagnantes à la naissance, les doulas Amélie Blanchette et Marie-Ève Lévesque en raison des nouvelles consignes.  

Qu’à cela ne tienne, le couple a obtenu leurs conseils au téléphone et par textos. « J’ai eu un beau soutien de leur part, du début jusqu’à la fin », dit-elle, reconnaissante.  

Équipe aux petits soins  

Elle qui vivait « un stress » à l’idée d’accoucher à l’hôpital ne tarit pas d’éloges sur le personnel de l’unité des naissances du centre hospitalier Laurentien, de Sainte-Agathe-des-Monts, où elle s’est sentie soutenue. « Je suis entrée à l’hôpital comme une guerrière en me disant : je vais entrer et je vais en sortir », rigole-t-elle.   

« Le personnel était aux petits soins. J’ai été épatée par l’équipe médicale », rapporte-t-elle. Et elle a pu vivre son accouchement « le plus naturellement possible », avec des huiles essentielles de lavande, de la musique douce et sous les lumières tamisées.  

Finalement, la petite Olivia s’est pointée au bout de seulement trois heures. « J’étais tellement euphorique ! Dans toute cette cohue, j’ai vécu une super naissance. J’étais fière et heureuse » relate la maman, qui vit avec beaucoup de résilience les bouleversements provoqués par la pandémie.   

« Ça va faire des enfants hyper forts ! » lance-t-elle.    

Elle se réjouit d’être bien entourée pendant ces moments où les relations humaines sont importantes pour les mamans. Et salue son équipe au restaurant, qui prendra la relève quand viendra le déconfinement.  

« Je réalise que je suis bien soutenue et que j’ai un bon réseau. C’est important. »