/news/culture

Jean Nichol, le «Tom Jones québécois», n’est plus

Agence QMI

Le Journal de Quebec

Très malade, le chanteur québécois Jean Nichol est décédé. Celui qu’on avait surnommé le «Tom Jones québécois» a été emporté par un cancer, a laissé savoir l’ancien journaliste culturel Serge Drouin sur Facebook, mardi après-midi. 

La conjointe de Jean Nichol, Nancy Goulet, a aussi confirmé la triste nouvelle sur Facebook. 

L’artiste, de son vrai nom Louis Simoneau, est né à Windsor, en Estrie, en 1944. Il a connu son premier grand succès avec la pièce «Oh Lady Mary», à la fin des années 1960, alors que Guy Cloutier était son gérant. Cette vague de popularité est survenue après ses débuts, quelques années plus tôt, au sein du groupe Les Commanders. 

On lui doit aussi les pièces très connues «Angélique», «Sans toi» et «Une fille comme toi», alors que sa carrière était à son zénith durant les décennies 1960 et 1970, période au cours de laquelle il a aussi pris part à la tournée «Musicorama». 

À la fin de son adolescence, il a plongé dans l’univers des cabarets, des clubs et des salles de spectacles. Étalée sur près de 60 ans, sa carrière a rimé avec la sortie de plus de 10 albums et de très nombreux concerts, mais également une dépendance aux antidouleurs développée à la suite d’un accident de voiture qui a eu pour conséquence la fracture de sa colonne vertébrale. 

En 2013, le chanteur est revenu à l’avant-scène après avoir lancé «Passion», un album de compositions originales en français. L’année précédente, il avait participé une nouvelle fois au spectacle «Le retour de nos idoles», ce qui lui avait donné l’élan nécessaire pour retourner en studio. 

Au début du mois d’avril de cette année, Jean Nichol avait demandé l’aide de ses admirateurs sur Facebook, car il travaillait sur un projet de biographie et souhaitait qu’on lui partage différents souvenirs et photos. 

Il laisse dans le deuil sa conjointe et ses trois garçons.