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«Y a-t-il tant d’aînés dont la situation financière est détruite?»

L’aide financière de 2,5 milliards de dollars annoncée hier par Ottawa afin d’aider 6,7 millions d'aînés à traverser la crise de la COVID - 300$ à ceux qui bénéficient de la Sécurité de la vieillesse et 200$ de plus à ceux qui reçoivent le Supplément de revenu garanti - fait sourciller Mario Dumont qui estime que l’argent du fédéral doit être destiné à ceux qui ont perdu des revenus. 

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«J’adore les aînés. J'ai de la sympathie pour la souffrance qu’ils vivent, car ils sont isolés, mais dans les dernières semaines, les personnes âgées qui m’ont écrit ne me parlaient pas de pertes financières ni d’augmentation spectaculaire de leur coût de la vie. Ils disaient M. Trudeau a pensé à tout le monde, mais il nous a oubliés. On n’est plus dans la même logique», s'emporte notre commentateur politique.   

Un gicleur sur ta pelouse 

Mario Dumont croit que la générosité du gouvernement Trudeau a des allures de source intarissable. «Il y a tellement une perception que l’argent a frisé comme un gicleur sur ta pelouse, il faut que ça fasse le tour, que si tu n’as pas eu d’eau, tu es sec. Cette logique-là va coûter très cher!»  

Notre commentateur politique semble avoir un son de cloche différent de celui du gouvernement quant à la situation financière des Canadiens du 3e et 4e âge. 

«Les aînés à qui j’ai parlé, hier, m’ont tous dit que la vie leur coûte moins cher avec la pandémie. Pas qu’ils sont heureux, mais que la vie est plate. Ils ont perdu leur sortie une fois par semaine au restaurant, aller jouer aux quilles, faire de petites sorties. La livraison de l’épicerie leur coûte 6$ par semaine.» 

«Finalement, y a-t-il tant d’aînés que ça dont la situation financière a été détruite par la COVID? Je pense qu’il y a plus de gens dont la vie coûte moins cher. Ils vivent de solitude et une série d’autres problèmes», ajoute Mario Dumont. 

Pas une cenne que l'on a 

Dans la foulée, il dénonce l’«arrosage» de dollars fait par le gouvernement Trudeau. «C’est 2,5 milliards de plus qui s’ajoutent à une dette. On aura visiblement dépassé les 1000 milliards de dette après cette crise-là. Dans chacune des annonces de Justin Trudeau, il n’y a pas une cenne de cet argent-là que l’on a. C’est tout de l’argent emprunté qu’il faudra rembourser par nos enfants un jour», appuie Mario Dumont. 

«Dans les prochains jours, on va savoir qui sont les prochains oubliés, je m’attends à recevoir des courriels», avance-t-il. 

*** Voyez sa chronique intégrale dans la vidéo ci-haut