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Legault insatisfait du nombre de tests au Québec

TVA Nouvelles

Le premier ministre François Legault «n’accepte pas» que le Québec soit toujours incapable d’atteindre son objectif de 14 000 tests par jour, alors que la province peine encore à franchir la barre de 10 000. 

• À lire aussi: Pas assez de masques au Québec pour les rendre obligatoires  

«J’accepte pas ça, je ne suis pas content et je l’ai dit aux personnes concernées», a laissé tomber le premier ministre lors de son point de presse, mercredi.    

Le Québec espérait faire grimper son nombre de tests quotidiens de 6000 à 14 000, mais, au cours des derniers jours, les résultats ont plafonné à 9000.    

«J’espère que dans les prochains jours, on va être capable d’augmenter à 14 000 tests. Ça veut dire mieux s’organiser et mieux informer la population, entre autres à Montréal, de la disponibilité des tests», a indiqué François Legault.    

«Je suis le dossier personnellement», a-t-il ajouté.    

Selon le premier ministre, la population des quartiers chauds n’a pas été aussi nombreuse que prévu à se présenter dans les cliniques de dépistage ouvertes dans ces territoires. La veille, François Legault avait lancé un appel aux résidents des zones rouges, même asymptomatiques, à se faire dépister.    

«Il y a des besoins dans la population, il y a des besoins dans le réseau de la santé, là on est en train de répartir les personnes aux bons endroits», a expliqué lors du point de presse François Legault.    

Le premier ministre doit d'ailleurs se rendre à Montréal jeudi et vendredi afin de rencontrer les autorités locales.   

Inquiétudes pour le transport en commun  

Le premier ministre s’est dit particulièrement inquiet devant les risques de contamination dans les transports en commun, particulièrement à Montréal, au moment du déconfinement.   

Une hausse du nombre de passagers entraînera inévitablement des difficultés à respecter la distance de deux mètres. Le port du masque y sera donc d’autant plus important, insiste François Legault.  

«Au fur et à mesure qu’il y aura plus de monde dans le métro et dans les autobus, ça deviendra vraiment important le masque», a-t-il noté.  

Québec refuse toutefois toujours de rendre obligatoire le port du masque dans les transports en commun.  

«On va regarder comment les Québécois suivent les consignes avant d'envisager de rendre le port du masque obligatoire», a dit François Legault.  

Pour les rendre obligatoires, il faudrait pouvoir fournir des dizaines de milliers de, ce qui n'est pas encore possible, a-t-il ajouté.  

Québec financera néanmoins en partie l’achat de masques pour les distribuer dans la métropole, a fait savoir François Legault.

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