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Enquête publique réclamée après la tuerie en Nouvelle-Écosse

Agence QMI

Une trentaine de professeurs de droit de la Nouvelle-Écosse appelle leur gouvernement provincial à déclencher une enquête publique sur la terrible fusillade dont a été le théâtre la province le mois dernier.

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Pour ces enseignants de l’école de droit de l’Université Dalhousie, à Halifax, l’enquête interne déclenchée après les événements tragiques des 18 et 19 avril derniers ne permettra pas de répondre à certaines questions en suspens.

Ils disent vouloir en savoir plus sur les récentes révélations faites à propos du tueur, Gabriel Wortman.

Dans les derniers jours, on a pu notamment apprendre que la Gendarmerie royale du Canada (GRC) était au courant que l’homme avait été violent avec sa conjointe. Sa possession d’armes à feu illégales avait aussi déjà été rapportée aux autorités.

«Nous vous exhortons à lancer une enquête publique dont le mandat est suffisamment large pour permettre un examen critique des politiques, des procédures et des décisions prises par la police lors du drame, et durant les mois et les années précédant ces événements tragiques», peut-on lire dans la lettre ouverte envoyée vendredi au premier ministre de la Nouvelle-Écosse, Stephen McNeil.

Les 18 et 19 avril derniers, un prothésiste dentaire de 51 ans, a fauché la vie de 23 personnes dans sa folie meurtrière, qui a débuté dans la petite communauté de Portapique, dans le centre de la province. L'homme a été abattu par la police plusieurs heures plus tard. Il s’agit de la tuerie la plus meurtrière de l’histoire du Canada.