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Le virage viral de KRYKOU

L’entrepreneuse Krystèle Gueyaud a tiré son épingle du jeu pendant la crise sanitaire, mais a surtout mis sa passion au profit de la communauté.  

À la mi-mars, la pandémie faisait réellement sentir son impact au Québec tandis que la province se plongeait dans un état de confinement.   

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Environ un mois plus tard, la fondatrice de KRYKOU rendait disponible pour vente en ligne un premier lot de masques de protection, alors même que le port du masque prenait sa place au cœur des discussions québécoises.  

En 10 jours, l’entreprise familiale spécialisée dans la confection d’accessoires de mode avec des tissus importés d’Afrique de l’Ouest, dit avoir écoulé tous ses stocks, se retrouvant ainsi devant un beau problème.  

« Au début de la crise, on était en plein développement de produits. On a décidé de mettre notre inventaire de tissus et notre passion au profit de la communauté en développant des masques », a raconté Krystèle Gueyaud en entrevue sur les ondes de LCN, dimanche.   

« Au début, c’était beaucoup plus difficile. On a remonté la pente avec beaucoup de succès au cours de la dernière semaine avec les membres qui se sont ajouté à l’équipe pour venir nous donner un coup de main. On a aussi prolongé notre délai de livraison afin d’assurer une satisfaction auprès de la clientèle. »  

Encore aujourd’hui, le gouvernement n’impose pas le port du masque, mais martèle auprès de qui veut l’entendre l’importance de cette mesure de protection en public tandis qu’est entamé le déconfinement progressif, ce qui contribue possiblement à la popularité de cet article chez KRYKOU.  

Personnel triplé  

Quand on connaît l’impact de la pandémie sur la planète entière, on sait que plusieurs salariés perdent chaque jour leur emploi, conséquence du confinement. Le virage de KRYKOU a permis de continuer à faire travailler ses couturières.  

« Au début de la crise, nous en avions trois à domicile qui travaillaient avec nous. Aujourd’hui, on a augmenté ce chiffre à une dizaine.  

Le port du masque, malgré son efficacité généralement acceptée dans la prévention de la propagation de la COVID-19, tarde à se répandre dans les lieux publics à Montréal.  

Seulement 35 à 40 % des personnes croisées par le 24 Heures dans le métro de Montréal mercredi arboraient un masque – une proportion possiblement appelée à croître dans les prochaines semaines ou les prochains mois.

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