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Les régions laisseront-elles les Montréalais prendre des vacances chez elles?

Mi-mai au Québec, ça commence à sentir l’été. 

Ce qui est prévu : quelques mois de beau temps ensoleillé.

Ce qui est imprévu : l’évolution de la courbe de propagation de la COVID-19 dans la province. 

« Les Québécois ont hâte de savoir quel type de vacances ils pourront prendre cet été », acquiesce l’Alliance de l’industrie touristique du Québec (AITQ), compte tenu des mesures imposées par le gouvernement provincial dans la lutte contre le nouveau coronavirus.

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En la matière, les décisions des régions auront une énorme importance dans la sélection de votre destination.

Dans le passé, le Québec n’était pas le choix premier des Québécois en matière de vacances. On s’attend à ce que ce soit différent cette année mais, en sachant que Montréal soit l’épicentre de l’épidémie du nouveau coronavirus dans la province, les régions pourraient se montrer réticentes à accueillir les vacanciers de la région métropolitaine pendant les beaux jours. 

« Il faut reprendre de la confiance, pas à pas. En même temps, on ne doit pas devenir des étrangers entre nous », a prévenu Martin Soucy, président et directeur général de l’AITQ, dimanche en entrevue sur les ondes de LCN.  

« Il ne faut pas stigmatiser Montréal, parce que ça représente 40 à 60 % du marché touristique pour les régions, mais il faut comprendre l’inquiétude et la calmer progressivement en travaillant en partenariat avec les municipalités, le ministère du Tourisme, les chambres de commerce local, sachant que le tourisme a un apport économique important dans chacune des régions », a continué le PDG.

Avant de déterminer qui pourra aller où, encore faut-il statuer sur la viabilité d’une saison touristique dans un contexte de pandémie. 

La sécurité d'abord

Le 30 avril dernier, Caroline Proulx, ministre québécoise du Tourisme, promettait « un été touristique » au Québec. Plus de deux semaines plus tard, l’industrie se prépare, mais doit attendre le feu vert du gouvernement de François Legault avant de rouvrir les régions aux touristes. Le flou persiste.

« On est en grande collaboration depuis les neuf dernières semaines, a assuré Martin Soucy. Il y a un plan de sécurité sanitaire en préparation. Naturellement, il y a l’élaboration d’un calendrier autour duquel on sent que du positivisme viendra, mais on comprend que, dans la reprise de l’économie, le tourisme vient dans une phase ultérieure. »

Des pans complets de l’industrie pourraient demeurer en pause forcée pendant toute la saison estivale. Par exemple, populaire train de Charlevoix ne sera pas en opération.

« C’est une industrie relativement diversifiée et complexe, a noté le directeur de l’AITQ. Il faut respecter le principe de distanciation sociale et rassurer les voyageurs avec un plan de sécurité sanitaire. Il y a une analyse qui est faite pour chaque activité en ce moment. Dans les transports en commun comme le train, il y a des éléments de réflexion. »

Dans certaines autres régions de la planète, on tente déjà le coup de la réouverture au tourisme. Dans la nuit de vendredi à samedi, le gouvernement de l’Italie, un des pays les plus affectés par la COVID-19 dans le monde, a annoncé la réouverture des frontières du pays aux touristes européens à partir du 3 juin. 

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