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Une application mobile pour limiter la propagation

TVA Nouvelles

Un chercheur en intelligence artificielle et son équipe de 60 personnes ont mis au point en deux mois une application permettant de se protéger des personnes infectées en utilisant un téléphone cellulaire.  

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«L’intelligence artificielle dans les téléphones va prendre tous les indices sur les symptômes, les résultats des tests et les contacts qu’on a pu avoir avec d’autres personnes. Avec l'effet de réseau, ces indices seront accumulés pour calculer la probabilité d’être infecté», explique Yoshua Bengio, directeur scientifique à l’Institut québécois d’intelligence artificielle (Mila)  

Ainsi, si une personne passe près de quelqu’un très contagieux, le téléphone va indiquer un niveau de risque plus élevé et donnera des recommandations sanitaires en ce sens. 

«Plus l'échantillonnage est grand, plus, à ce moment-là, les services de santé publiques sont en mesure de savoir où les gens se promènent et comment ils peuvent réduire la possibilité que ça se propage davantage», explique Steve Waterhouse, expert en cybersécurité. 

Mila a déjà entrepris des démarches auprès des gouvernements fédéral et provincial ainsi que la Santé publique.  

À Québec, le ministre Lionel Carmant, qui pilote le dossier, attendra d'avoir davantage de renseignements avant d’émettre des commentaires. 

En Corée du Sud, on utilise déjà des données de géolocalisation des appareils mobiles pour tenter de limiter la contagion. Une méthode qui semble efficace, mais qui soulève des questions éthiques. 

Yoshua Bengio assure cependant que son modèle n'a rien à voir avec celui de la Corée du Sud. 

«Les informations seront gérées par une organisation à but non lucratif qui est indépendante des gouvernements et qui a comme seule mission de protéger les gens, leurs données et leur vie privée», ajoute le spécialiste. 

L'application pourrait être disponible à la fin du mois de mai. 

-Avec les informations d’Harold Gagné