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L'homme «le plus isolé de la planète» est Canadien

Agence QMI

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Feng Yu - stock.adobe.com

Seul en mer depuis le début février, un navigateur canadien a rapidement compris que le monde avait changé en raison de la COVID-19 lorsqu’il est arrivé en Nouvelle-Zélande la semaine dernière.

Après un périple de trois mois, Bill Norrie a d’abord été surpris par l’accueil des autorités au port de Christchurch à son arrivée en voilier depuis l’Afrique du Sud.

«Au début, ils m’ont dit "tu ne peux pas venir ici", et j’ai donc répondu "où vais-je aller?" J’étais la personne la plus isolée de la planète, et ils ne voulaient pas me laisser entrer. C’était trop drôle!» a raconté ce retraité de 67 ans à la chaîne de télévision publique néo-zélandaise TVNZ 1, jeudi.

Les autorités néo-zélandaises ont rapidement réalisé que leur demande d’isolement durant 14 jours n’avait aucun sens. Surtout qu’il avait navigué seul dans les mers australes, les moins fréquentées de la planète.

«Durant six semaines, je n’ai vu aucune trace d’activité humaine. Pas un navire, même pas une trace d’un avion dans le ciel. C’est un monde vierge dans ce coin-là et c’est grand. C’est magique de se retrouver dans un endroit aussi sauvage», a précisé Bill Norrie au site d’information Stuff.

COVID-19

En contact par communication satellite avec sa femme qui se trouve à Calgary, l’homme qui fait le tour du monde depuis neuf mois avec son voilier avait eu des échos de la COVID-19, mais il n’avait pas réalisé l’ampleur de la pandémie.

«Cela ne m’avait pas encore frappé, parce que je n’avais pas eu vraiment de contact avec personne», a-t-il ajouté à TVNZ 1.

Il faut dire que son téléphone satellite avait rendu l’âme près de la Tasmanie, en Australie, après avoir été aspergé d’eau par une grosse vague.

Après avoir donné de nombreuses entrevues aux médias néo-zélandais, Bill Norrie a fait le plein de provision pour pouvoir reprendre la mer durant les trois mois qui lui restent pour revenir au Canada.