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Attaque dans un salon érotique: un présumé misogyne accusé de terrorisme à Toronto

Agence QMI

Police

Pascal Huot - stock.adobe.com

Une attaque meurtrière dans un salon de massage érotique de Toronto en février dernier est désormais traitée comme un acte de terrorisme après que les autorités eurent découvert que le présumé meurtrier se réclame d’une idéologie misogyne violente.

Le suspect -- qui ne peut être nommé, car il est mineur - a formellement été inculpé d’activité terroriste mardi.

L’adolescent de 17 ans était déjà accusé de meurtre au premier degré pour avoir tué une femme de 24 ans avec un couteau, le 24 février dernier, dans un salon de massage érotique de la Ville-Reine. Une femme et un homme avaient aussi été poignardés lors de l'attaque, ce qui a valu au prévenu des accusations de tentative de meurtre.

À la suite de l’enquête, la Gendarmerie royale du Canada et la police de Toronto ont conclu que l’accusé s’inspirait de l’idéologie violente misogyne «incel». Par conséquent, ses gestes doivent être considérés comme un acte de terrorisme, ont affirmé ces deux corps de police par communiqué, mardi.

Les «incels» sont des hommes, très actifs sur internet, qui tiennent responsables les femmes et les garçons qui ont du succès pour leur célibat. «Incel» est d’ailleurs la contraction de «involuntary celibates», célibataires involontaires en français.

Ce serait la première fois au Canada qu’un incel fait face à un chef d’accusation de terrorisme.

En avril 2018, également à Toronto, dix personnes avaient perdu la vie dans une attaque à la voiture-bélier perpétrée par le incel Alek Minassian. Il n’avait cependant pas été accusé d’activité terroriste. Son procès n’a d’ailleurs pas encore commencé.

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