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Des commerçants de Trois-Rivières contre la réouverture le dimanche

Charel Traversy

Des entrepreneurs de Trois-Rivières sont contre la réouverture des commerces le dimanche. Plusieurs d’entre eux voient davantage d'inconvénients à la réouverture des boutiques sept jours sur sept et souhaitent que le gouvernement provincial reconsidère sa décision.

«On veut aider les petites entreprises locales, mais on étire les heures, il y a moins de monde et on paye du temps supplémentaire pour rien. Je me demande si ça vaut la peine», se questionne Annie Hardy, propriétaire de la boutique Belles de nuit Belles de jour.

Dès dimanche, les commerces de détail de la province pourront de nouveau accueillir leurs clients tous les jours de la semaine.

L'ouverture des établissements commerciaux les dimanches a débuté dans les années 1990 pour contrer le taux de chômage relativement élevé au Québec. La réalité était bien différente avant la pandémie alors que la province était frappée par une pénurie de main-d’œuvre dans de nombreux secteurs. Le contexte actuel et les programmes d'aide ont amplifié le problème.

«On apprécie une journée de congé où on n’a pas à se casser la tête. Trouver des gens qui sont disponibles, qui veulent travailler le dimanche... c'est la partie la plus difficile», avoue Manon Giroux, propriétaire de la Mercerie de Luxe.

Au Centre-ville de Trois-Rivières, certaines boutiques ont décidé de demeurer fermer le dimanche et préfèrent attendre la réouverture des restaurants.