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Les efforts de l’Hôpital de Verdun pour enrayer la propagation de la COVID-19

TVA Nouvelles

Après avoir été le premier hôpital à déclarer un cas de COVID-19 entre ses murs en février et avoir connu deux éclosions par la suite, l’Hôpital de Verdun a dû mettre tous les efforts pour enrayer la propagation du virus.   

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Muni d’une caméra, le chef des urgences du CIUSSS du Centre-Sud-de-l’Île-de-Montréal, le Dr Jocelyn Barriault, montre l’intérieur de l’Hôpital de Verdun. Ce dernier montre d'abord le prétriage et le triage, deux unités complètement réaménagées pour répondre à la pandémie. 

À l'urgence, 26 lits sont occupés. Environ 90 patients passent aux urgences quotidiennement. 

«On peut recevoir environ 25% des patients qui ont un syndrome d'allure grippale, donc possibilité de COVID», indique le Dr Barriault. 

Plusieurs salles d'examens et de soins ont été transformées pour avoir une pression négative, afin que le coronavirus soit contenu et reste dans ces pièces.   

Pour la suite de sa visite, le Dr Barriault doit revêtir un équipement complet de protection puisqu'il se dirige au 5ième étage de l'hôpital: l'«étage COVID». 

L'unité, qui compte 36 lits, accueille uniquement des patients atteints de la COVID-19. L'ambiance y est plutôt calme: une dame presque guérire marche aux côtés d'une infirmière, une autre est assise dans son fauteuil roulant dans le corridor. 

Preuve que la situation s'améliore ces jours-ci, 10 des 36 lits ne sont pas occupés. 

Plus jamais comme avant

Afin de s’en sortir, l’établissement a fait appel à un spécialiste en biosécurité qui a aidé à réaménager les lieux.   

«Une des façons de s’assurer que notre zone verte ne devienne pas rouge dans quelques jours ou quelques semaines, suite à une éclosion, c’est de faire un dépistage à l’échelle de l’établissement. Et ça, les équipes de Verdun l’ont fait et ça permet d’avoir une zone rouge qui est plus cohérente, si on veut», explique Isaac Assaraf, consultant en biosécurité et logistique.   

Ce dernier a oeuvré principalement dans des pays africains aux prises avec l'Ebola et le choléra, notamment. 

«Tant qu'on voudra soigner les patients à l'intérieur des structures actuelles de santé, il nous faudra scinder le plus possible les hôpitaux en deux», affirme-t-il. 

Voyez comment les lieux ont été aménagés dans la vidéo ci-dessus.