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L’Estrie a tout vu depuis le début

TVA Nouvelles

Alors que la région de l’Estrie a vécu quelques épisodes déplorables en début de pandémie, le pire était envisagé. 

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Plusieurs cas de coronavirus ont été déclarés après des retours de voyage, une partie de hockey entre amis à Racine sans compter cette fête familiale dans une résidence du même village qui a été le point de départ de l’éclosion dans la région. 

Pourtant, la situation s’est rapidement résorbée et l’Estrie ne compte aucun cas positif à la COVID-19 dans ses CHSLD; une situation attribuable à plusieurs facteurs selon le Dr Alain Poirier, directeur de la santé publique en Estrie.

D’abord, le Dr Poirier considère l’organisation de santé publique «solide». À Montréal, 16 organisations sont déployées dont une direction de la santé publique, 5 centres intégrés de santé et de services sociaux (CIUSSS) et 30 centres d’hébergement et de soins de longue durée (CHSLD).

«Bref, c’est pas mal plus compliqué à Montréal qu’une seule organisation en Estrie», plaide le Dr Poirier en entrevue avec Denis Lévesque sur les ondes de LCN. 

Une autre force de la région réside en sa capacité à prendre en charge les situations d’urgence. 

«Une cellule de crise déjà en place depuis la tragédie de Lac-Mégantic et les

structures de coordination sont restées. Je pense que l’équipe était assez bien organisée pour faire face à la coordination d’une pareille opération», croit le Dr Poirier. 

«Nous devons tous être aux aguets»

Dr Poirier croit que peu importe les chiffres et les statistiques, tout le Québec doit rester à l’affût des indications de la santé publique et réitère qu’il faut prendre la situation au sérieux et ce, même à l’aube du déconfinement. 

«À Montréal, probablement que 97% des gens n’ont pas contracté le virus et en Estrie c’est peut-être 98%. La proportion des gens qui n’ont pas eu le virus, même si l’on multiplie par 10 le nombre de cas, on arrive à ces pourcentages. Donc, tout le monde est à risque au Québec, qu’on soit à Montréal ou au Bas-Saint-Laurent», explique le médecin. 

Ainsi, le Dr Alain Poirier croit qu’il est important de tout remettre en perspective principalement dans le cas de Montréal, où le nombre de cas est minime dans une ville de 2 millions d’habitants.