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Privé d'entraînement, l’Impact s’impatiente

Dave Lévesque | Agence QMI

STEVE MADDEN/AGENCE QMI

Pendant que les sportifs ont pu retrouver les terrains de tennis et de golf, entre autres, la direction de l’Impact de Montréal commence à taper du pied.

«On a contacté la Ville, la santé publique régionale et la santé publique provinciale, et on attend toujours», a déploré mercredi le président du club, Kevin Gilmore.

«Ça ne débloque pas. On a eu la réponse initiale le 7 mai et on aurait pu recommencer le 13, mais ça fait deux semaines et on attend encore», a-t-il ajouté.

Gilmore ne cache pas sa déception, il estime que son équipe aurait dû pouvoir reprendre les entraînements individuels.

«J’espérais qu’on soit dans la première vague qui a commencé aujourd’hui parce qu’on satisfait les cinq critères. On aurait dû commencer il y a deux semaines.

«Si le golf, le tennis, les BBQ et les salons de coiffure débloquent, je me demande si on ne nous a pas oubliés?» s’est-il questionné dans une sorte d’appel à la raison.

Blessure

L’Impact a partagé une vidéo qui explique en détail le protocole sanitaire qu’elle a mis en place pour faire du Centre Nutrilait un endroit très sécuritaire.

«Nous, on propose un protocole vraiment très strict et encadré de l’arrivée, avant même la sortie de la voiture, jusqu’au retour à la voiture à la toute fin», a insisté le président de l’Impact.

Avec le beau temps qui revient, les joueurs ne sont plus intéressés à s’entraîner sur un tapis roulant ou un vélo stationnaire dans leur appartement. Résultat, ils vont s’entraîner dans des lieux publics et sur le béton, ce qui est loin d’être l’idéal.

«Steeven Saba s’est fracturé le pied gauche en courant dans les rues de Montréal, a révélé Gilmore. Je peux vous garantir qu’il ne se serait pas fracturé le pied au Centre Nutrilait.»

Reprise

Si Kevin Gilmore veut que ses joueurs reprennent l’entraînement, c’est notamment parce qu’il veut qu’ils aient retrouvé le sommet de leur forme physique lorsque la Major League Soccer (MLS) annoncera une éventuelle reprise du calendrier.

«La ligue savait qu’avec un plan de retour au jeu, les joueurs allaient devoir reprendre l’entraînement pour être en forme.»

Déjà 20 des 26 équipes ont repris l’entraînement individuel, qui est permis depuis le 6 mai. Un moratoire sur les entraînements en petits groupes est en vigueur jusqu’au 1er juin.

«On arrive à un point où ils (les joueurs) vont devoir recommencer à s’entraîner plus sérieusement», a insisté Gilmore.

Solutions

Comme la frontière entre le Canada et les États-Unis est toujours fermée et que l’équipe n’a toujours pas le droit de donner accès au Centre Nutrilait aux joueurs, on commence à étudier diverses solutions face à un possible retour au jeu.

«Si un retour au jeu s’annonce, on va devoir quitter la province et trouver un endroit pour nous accueillir», a déploré le président.

Une telle démarche ne se fera pas sans frais pour l’équipe qui va devoir déplacer beaucoup de monde pour une longue période de temps.

«Ça va occasionner des frais supplémentaires et une mise en quarantaine. Il faut regarder toutes les options possibles, notamment un endroit où on pourra s’entraîner.»