/news/currentevents

Blocus à Oka : Québec souhaite un règlement «à l’amiable»

Vincent Larin | Agence QMI

barrage Oka

Photo Stéphane Sinclair

Québec dit être en discussion avec les Mohawks de Kanesatake qui bloquent l’entrée du parc national d’Oka malgré son déconfinement afin de «régler ça à l’amiable».

• À lire aussi: Des Mohawks de Kanesatake bloquent l’accès au parc national d’Oka

C’est ce qu’a indiqué le premier ministre du Québec, François Legault, lors de son point de presse quotidien, jeudi.

Depuis mercredi, date du déconfinement officiel des parcs nationaux du Québec, des Mohawks de Kanesatake bloquent l’entrée du parc d’Oka aux visiteurs de l’extérieur de la région. Pour le grand chef de Kanesatake, Serge Simon, la barricade érigée à l’entrée du parc d’Oka vise à empêcher la propagation du coronavirus au sein de sa communauté.

«Je comprends que certaines nations, des représentants de nations autochtones soient inquiets de l’éventualité d’être infectés par des gens qui viendraient de l’extérieur, dans le parc à Oka, c’est légitime», a répondu François Legault, jeudi, lorsque questionné à savoir s’il tolérait ce geste.

À Ottawa, le premier ministre, Justin Trudeau, a lui aussi insisté sur l’importance du dialogue entre les différents paliers de gouvernement «y compris les gouvernements autochtones».

«[...] Nous voulons tous la même chose. Nous voulons protéger nos citoyens de la COVID-19, assurer la santé et la sécurité, particulièrement de nos populations vulnérables», a-t-il affirmé.

Son ministre des Affaires autochtones, Marc Miller, a indiqué que les communautés autochtones à la grandeur du pays avaient été «exemplaires» dans l’application de leurs plans de pandémie.

«Ce genre de situations, avec la réouverture de l’économie, va peut-être se répéter à travers le Canada», a-t-il expliqué à propos de la situation à Oka en insistant sur l’importance du dialogue avec les premières nations pendant le déconfinement.

Le blocus à Oka n’est pas sans rappeler celui de la communauté Wet’suwet’en, en Colombie-Britannique, qui avait déclenché un mouvement d’appui à l’échelle du pays et paralysé le transport ferroviaire au Canada pendant plusieurs jours, en février dernier.

Toutefois, selon Marc Miller, il ne s’agit pas du tout de la même chose.

«On ne parle pas de barricades. On ne parle pas de crise», a-t-il insisté.