/regional/quebec/quebec

Cloué au lit par la COVID à seulement 25 ans

Martin Lavoie | Journal de Montréal

Antoine Lachance devant sa maison où il a guéri de la COVID-19.

Photo Agence QMI, Simon Clark

Antoine Lachance devant sa maison où il a guéri de la COVID-19.

Être jeune et en santé n’est pas une protection absolue contre la COVID-19, ce dont un homme de 25 ans de Québec peut maintenant témoigner. 

C’est à la mi-avril que la maladie s’est abattue sur Antoine Lachance. 

« J’ai déjà eu l’influenza et c’était pire que ça. Je dirais deux fois comme une grosse grippe. J’avais de grosses douleurs musculaires, de la difficulté à respirer, et j’étais incapable de faire quoi que ce soit. Ce n’était pas très agréable », explique-t-il. 

Au final, il a passé trois jours au lit et a mis une semaine et demie avant de pouvoir reprendre ses activités normales. 

Entre bonnes mains 

Heureusement, il n’a pas gardé de séquelles. « Ma grosse inquiétude était que ça dure longtemps », révèle l’ingénieur de profession, qui a cependant eu la chance de bénéficier de soins particuliers. 

« Ma mère, infirmière à la retraite, s’est occupée de moi. Juste avant que ça [le coronavirus] arrive au Québec, elle avait acheté des masques et deux visières. Elle avait pris ses précautions », dit-il. 

Au pire de la maladie, il s’est demandé s’il était préférable d’aller à l’hôpital. 

« Ma mère m’a conseillé de rester à la maison. Mais si j’avais eu besoin d’un appareil respiratoire, j’y serais allé », ajoute-t-il. 

Comme bien d’autres touchés par la COVID-19 au Québec, Antoine Lachance a eu un diagnostic à partir des symptômes, et n’a pas subi de test. 

Incompréhension 

« J’avais lu que les personnes à risque étaient celles qui étaient âgées, asthmatiques ou diabétiques. Ce n’est pas mon cas. Je fais du vélo, du ski, de l’escalade, je ne suis pas quelqu’un mal en point. Je me suis posé la question : pourquoi moi ? Ça a tourné dans ma tête et c’est pas mal tout ce qu’on a à faire quand on est au lit. » 

La façon dont il a contracté la maladie ne fait aucun doute pour lui. 

« J’étais en confinement et j’ai respecté les consignes. Les seuls endroits où j’ai vu du monde, c’est à l’épicerie ou dans des magasins. » 

Maintenir les mesures 

Ne tenant pas l’immunité pour acquise alors qu’un déconfinement graduel se poursuit, Antoine Lachance va demeurer sur ses gardes. 

« J’ai un peu perdu confiance envers les gouvernements. On entend quelque chose et deux jours après, le contraire. Ils devraient prendre leur temps pour s’assurer de prendre les bonnes mesures. J’ai recommencé à travailler, mais je limite mes déplacements, et je vais continuer à suivre les consignes de sécurité », conclut-il.