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L’école à la maison: «Des parents ne vont vraiment pas bien!»

TVA Nouvelles

Les moults va-et-vient du gouvernement provincial en matière d’éducation ont étourdi bon nombre de parents de la province. 

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Aujourd’hui, certains déplorent le manque de cohérence des indications fournies au fil des semaines et se retrouvent dépourvus au commencement de l’été.

L’humoriste et mère de trois enfants d’âge primaire Léa Stréliski ne mâche pas ses mots et raconte son «calvaire» à Denis Lévesque sur les ondes de LCN.

Ce que la mère de famille déplore est le discours du ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, qui laissait entendre que l’école n’était pas obligatoire en début de pandémie. 

«On avait l’impression que le mot d’ordre c’était : ‘’on comprend que l’on vit tous une incertitude totale et faites ce que vous pouvez’’», explique Léa Stréliski.

Ainsi, la famille a essayé de suivre la matière un jour à la fois en «faisant un exercice de math par ci, un exercice de français par là». 

«Comme un coup de poing»

Après avoir sous-entendu une reprise des classes à deux reprises, les espoirs de milliers de familles se sont effondrés la semaine dernière, lorsque le premier ministre François Legault a finalement annoncé l’annulation de l’année scolaire dans la Grande région de Montréal. 

«Le ton a changé. Tout d’un coup, le ministre Roberge s’est dit ‘’On va mettre les bouchées doubles’’. Le premier ministre a répété à deux reprises lors des points de presse que ‘’l’école n’était pas finie’’. Je pense que nous les parents ont a vécu ça comme un coup de poing parce qu’on est déjà des parents zombies à terre»

Léa Stréliski l’admet : depuis la dernière annonce de François Legault et du ministre Jean-François Roberge, les enseignants sont beaucoup plus organisés et fournissent plus d’indications et de matière aux parents.

«Je ne mets pas la faute sur les enseignants parce qu’ils font un travail exceptionnel, mais mes trois enfants ont des réunions Zoom tous les jours. Combien d’ordinateurs je suis censée avoir?», se demande-t-elle, précisant que des réunions tombent parfois en même temps. 

L’humoriste regrette la quantité impressionnante de travail demandé alors que des parents n’ont d’autre choix que de prioriser leur source de revenu, leur travail.

«Quel parent aime sacrifier l’apprentissage de son enfant? Aucun! J’ai dit aux profs de mes enfants ‘’Comprenez-moi bien : si vous ne voyez pas mes enfants à certaines réunions Zoom ou que des exercices n’ont pas été faits, ce n’est pas de l’abandon, mais je suis obligée de privilégier celui qui a plus de difficulté à l’école», donne-t-elle en exemple. 

L’intégralité de l’entrevue avec Léa Stréliski se trouve en haut de page.