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Les actionnaires ne digèrent pas la rémunération d'Alain Bellemare

TVA Nouvelles

L’enveloppe de départ d’Alain Bellemare, ancien dirigeant de Bombardier, soulève la grogne des actionnaires du fleuron québécois. 

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Mis à la porte de Bombardier en mars, M. Bellemare s’est négocié une entente qui pourrait lui rapporter jusqu’à 17,4 millions $. 

Or, ce n’est pas la première fois que les investisseurs s’indignent de la rémunération de la direction de l’entreprise, raconte Willie Gagnon, directeur du Mouvement d’éducation et de défense des actionnaires sur les ondes de LCN. 

«Ce n’est pas du tout une surprise pour nous ce qui est en train de se passer», dit-il. 

Pourtant, en plus d’être approuvée par le conseil d’administration, la rémunération des dirigeants a été soumise à un vote lors de l’Assemblée annuelle des actionnaires. 

«La politique de rémunération de la société est soumise au vote. C’est un vote consultatif [qui] n’enjoint pas la responsabilité du conseil. Mais les actionnaires peuvent se manifester pour ou contre», détaille M. Gagnon. 

Somme toute, le directeur implore les actionnaires à faire valoir leur droit de vote s’ils veulent que les choses changent. 

«Ç’a été approuvé cette rémunération-là. On aura beau se scandaliser tant qu’on voudra, si les gens ne veulent pas que ça soit ça, il va falloir qu’ils aillent voter», tranche Willie Gagnon. 

Bombardier tiendra sa prochaine assemblée le 18 juin où le Mouvement d’éducation et de défense des actionnaires à l’intention de présenter trois propositions.

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