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Le tiers des camps de vacances risquent de faire faillite sans aide gouvernementale

TVA Nouvelles

Le tiers des camps de vacances de la province risquent de faire faillite s’ils n’obtiennent pas d’aide gouvernementale, une situation alarmante malgré un début de déconfinement dans plusieurs secteurs au Québec.    

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Si plusieurs camps attendent toujours le GO du gouvernement pour songer à offrir leurs services aux enfants de la province, d’autres ont déjà jeté l’éponge, puisque les mesures d’hygiène et de distanciation sociale sont particulièrement difficiles à mettre en place.     

Au camp Kéno, la décision de fermer pour la première fois en 55 ans a été prise la semaine dernière.    

«On a décidé qu’on ne pouvait pas ouvrir le camp de vacances pour plusieurs raisons», explique Réjean Roy, directeur général du Camp Kéno en entrevue à Mario Dumont jeudi. 

«On connait les contraintes principales que la santé publique va nous imposer, comme la distanciation. On n’a toujours pas l’autorisation d’ouvrir et on n’a pas d’horizon, de ‘’time line’’. On a de l’hébergement, de la restauration, avec toutes ces inconnues, avec la perspective de perdre encore plus d’argent en ouvrant qu’en restant fermé, on a pris la décision de rester fermer», détaille-t-il. Le Camp Kéno qui a diversifié ses activités en exploitant plusieurs camps de jour dans la région de Québec a des finances relativement robustes pour faire face à cette crise, mais ce n’est pas le cas pour tous.    

D’autres camps de vacances risquent de disparaître, selon les chiffres de l’Association des camps du Québec.   

«Les données qu’on a, c’est qu’un tiers des camps sont menacés de ne pas rouvrir, de faire faillite et de fermer définitivement sans aide gouvernementale. Les ¾ des camps disent qu’ils ne rouvriront pas sans aide gouvernementale cette année», indique M. Roy.   

Une situation particulièrement inquiétante pour ces camps qui font partie d’un patrimoine collectif, fréquentés de génération en génération.    

«Ce sont des traditions familiales, ce sont des rencontres, c’est le développement des jeunes. Il y a un « patrimoine vivant» qui est précieux. Il faut qu’on se penche là-dessus sérieusement et qu’on soutienne le secteur», conclut-il.  

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