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Un propriétaire de camping dénonce la logique du gouvernement

TVA Nouvelles

Homme d’affaires bien connu de la région de Québec et propriétaire du camping Aztec, Jean-Guy Sylvain vit une véritable catastrophe économique avec la saison de camping mise sur la glace en raison de la COVID-19.  

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Il dénonce les décisions du gouvernement qui ne semble pas comprendre qu’il est possible de mettre en place des mesures de distanciation en camping, et que les propriétaires de lot sont déjà sur place.    

«Il n’y a pas de logique dans ce qu’ils font», juge l’homme d’affaires qui ne compte plus le nombre d’annulations de saisonniers qu’il enregistre chaque jour. 

«Ceux qui sont propriétaires de leur lot, soit 2000-3000 pieds carrés, ont le droit de rester sur leur lot. Les baby-boomers ont le droit de venir sur le camping et d’y rester. Les gens qui sont des saisonniers, qui sont moins fortunés que les gens qui sont propriétaires, n’ont pas le droit de venir», explique-t-il.  

Les campeurs saisonniers au Aztec représentent la majeure partie du revenu annuel pour Jean-Guy Sylvain.  

«Pour moi ça génère 900 000$ par année! À l’heure actuelle on a au moins 100 personnes qui ont cancellé, il m’en reste 200! Si on n’annonce pas (une réouverture) il va falloir rembourser les 200 qu’il nous reste», déplore-t-il.  

Jean-Guy Sylvain croit avoir les reins assez solides pour encaisser le coup, mais pour son associé, cela risque d’être plus difficile. Une chose est sûre, la situation est particulièrement stressante pour les propriétaires partout dans la province.   

Possible de se protéger 

L’homme d’affaires a envoyé au premier ministre une liste des mesures qu’il pourrait mettre en place afin de protéger les campeurs et les employés.  

M. Sylvain qui possède également un camping Aztec en Floride n’a eu aucun cas de coronavirus dans cette installation.  

«On a fait la même chose au Aztec en Floride. Il est toujours resté ouvert. On a des endroits pour se laver les mains, les piscines sont fermées, les aires publiques sont fermées, le bureau est fermé les transactions se font par carte de crédit ou à l’extérieur. On ne prend pas de tentes-roulottes, on ne prend que les roulottes qui ont leurs propres services et qui restent sur le terrain», détaille M. Sylvain.  

Quatre associations touristiques sectorielles ont également décidé de s’unir pour réclamer du gouvernement Legault un calendrier de réouverture de leurs activités.  

Camping Québec, la Fédération des pourvoiries du Québec, Aventure Écotourisme Québec et l’Alliance de l’industrie nautique du Québec veulent de la «prévisibilité» pour leurs entreprises et la clientèle.  

Ces associations s’étonnent par ailleurs que certains secteurs plus risqués que l’opération d’entreprises de tourisme, de loisir et de plein air aient déjà obtenu l’aval de la Santé publique pour une réouverture.  

Le plan de sécurité sanitaire de Camping Québec a déjà l’aval de la santé publique depuis quelques jours. Or, aucune annonce n’a été faite par le gouvernement Legault sur la réouverture des campings du Québec.  

Les protocoles de sécurité sanitaire d’Aventure Écotourisme Québec et l’Alliance de l’industrie nautique du Québec sont tous deux en voie d’approbation selon les associations.

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