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Une unité spéciale pour sauver les aînés

Jacqueline Bessette, âgée de 87 ans, a été transférée d’une résidence privée de Saint-Basile-le-Grand à l’hôpital Pierre-Boucher de Longueuil il y a trois semaines. 

Étant donné son état de santé lourdement aggravé par le coronavirus, son médecin a demandé à ce qu'elle transférée le 30 avril et hospitalisée dans une zone COVID de 34 lits spécialement aménagée et réservée aux personnes âgées. 

Chaque jour, sa fille Lucie Giguère peut parler à sa mère via visioconférence.  

 

 

«Là, elle est perdu du poids, ça n’a pas d’allure. Elle a vraiment maigri», explique Mme Giguère. 

Sa mère est atteinte d’une pneumonie double sévère.  

«Elle dit: "Je suis vide en dedans. Je suis fatiguée. Je suis tannée de me battre, puis d'avoir mal." Elle a mal partout, partout, partout. On aimerait être avec elle pour... si elle meurt, oui», confie Lucie Giguère à TVA Nouvelles. 

Sans le transfert de sa mère dans cette unité COVID, elle ne veut pas imaginer ce qui se serait passé. 

«Ce sont nos héros. L'équipe de gériatrie du huitième nord, là, c'est comme... je les applaudis. Puis, chapeau. Ils s'occupent de ma mère comme si c'était la leur». 

Un protocole très strict 

Avant de pénétrer dans la zone chaude de l’hôpital Pierre-Boucher, il faut mettre jaquette, masque, visière et gants. 

Tout le personnel doit respecter des règles de sécurité importantes, car la COVID-19 peut se retrouver partout.  

Dans cette unité spéciale, on tente d'offrir ce qu'il y a de mieux, dans les circonstances, à ces patients âgés qui ont souvent des troubles cognitifs. 

Ça aide à s'occuper du virus, mais aussi de toutes les complications qui peuvent survenir chez une personne âgée, lorsqu'elle est en isolement prolongé dans un espace restreint. Ça aide à préserver la mobilité parce que, comme les patients peuvent circuler, il y a moins de déconditionnement, ce qui va, en retour, diminuer le risque de chute», explique la Dre Ariane Boucher, interniste et médecin en gériatrie à l’hôpital Pierre-Boucher. 

La mise en place de cette unité sert aussi à offrir des soins de fin de vie dignes et respectueux. 

«Malheureusement, dans les CHSLD, mais aussi la clientèle gériatrique qu'on a hospitalisée, on parle d'un pourcentage de décès qui tourne autour de 25%. On a deux chambres spéciales pour offrir des soins palliatifs, puis permettre aux familles d'être avec leurs proches pour les fins de vie», explique le Dr Alexandre Faguy, responsable de l’unité COVID à l’hôpital Pierre-Boucher.

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