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Autre éclosion dans une usine alimentaire

Amélie St-Yves

L’usine de transformation du porc Aliments Prémont à Sainte-Angèle-de-Prémont.

Photo collaboration spéciale, Andréanne Lemire

L’usine de transformation du porc Aliments Prémont à Sainte-Angèle-de-Prémont.

Une autre usine de transformation alimentaire est aux prises avec une éclosion de COVID-19, si bien que tous les travailleurs subiront un test dès la semaine prochaine, symptômes ou pas.   

Après les usines d’Olymel à Yamachiche et de Cargill à Chambly, c’est au tour des Aliments Prémont à Sainte-Angèle-de-Prémont, en Mauricie, d’avoir un début d’éclosion du coronavirus. Sept cas à l’intérieur du bâtiment ont été confirmés depuis la semaine dernière.   

La santé publique s’est présentée à l’établissement il y a une dizaine de jours pour évaluer la sécurité, confirme le président de l’usine François Bisson.    

Il a été établi, de concert entre la santé publique et la direction de l’entreprise, que la centaine de travailleurs de cette usine spécialisée dans la transformation de porc serait contactée pour être dépistée.  

Plexiglas, masques, gants  

« Ça va nous permettre de mettre en place les bonnes mesures, et de s’assurer d’étouffer l’éclosion rapidement », dit M. Bisson.   

Il affirme que de nombreuses mesures de distanciation physique sont en place depuis des semaines, notamment la séparation des postes de travail avec du plexiglas, le port du masque, la prise de température au début des quarts de travail, tout comme le décalage des heures de pause.   

Ces mesures sont confirmées par le représentant syndical d’Unifor, Luc Deschênes.   

« Ça semble être encourageant, la direction me semble proactive en voulant tester tout le monde », soutient-il.   

Inquiétude  

Il est clair que l’arrivée de la COVID-19 chez Aliments Prémont provoque de l’anxiété à l’intérieur des murs. Un contact à l’interne qui requiert l’anonymat par peur de représailles estime que l’usine devrait fermer ses portes temporairement.   

« Ils ont distribué des masques sans s’assurer qu’ils sont portés. Beaucoup d’employés ne les mettent pas, observe-t-il. Il faudrait complètement désinfecter l’usine avant le retour des employés. »   

Ce type d’arrêt n’est toutefois pas dans les cartons de la compagnie pour l’instant, notamment, car on estime que la réorganisation interne a déjà été faite.    

Il y a par ailleurs toujours des employés de la région de Montréal qui voyagent en autobus pour aller travailler à l’usine.   

Le président François Bisson n’a pas souhaité se lancer dans une longue explication.   

Selon nos sources, les travailleurs infectés proviendraient tant de Montréal que de la Mauricie.