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Côte-Nord: main-d’œuvre en demande dans le réseau de la santé

André Normandeau | TVA Nouvelles

La main-d’œuvre issue du secteur privé a pris une place beaucoup plus importante dans le réseau de la santé de la Côte-Nord au cours de la dernière année. En effet, ces travailleurs ont effectué 212 000 heures dans les 12 derniers mois, ce qui représente un bond de 59 % par rapport à l’année précédente.

Les besoins en matière de personnel se trouvent chez les infirmières, les infirmières auxiliaires et les préposés aux bénéficiaires. Les inhalothérapeutes sont aussi recherchés.

C’est dans la Manicouagan que le recours à la main-d’œuvre issue du secteur privé est le plus important avec presque 7% de toutes les heures travaillées.

La pandémie de COVID-19 a évidemment créé des besoins dans le réseau de la santé de la Côte-Nord.

«Effectivement, ça nous a amenés à faire appel à plus de main-d’œuvre indépendante considérant différents facteurs, que ce soit des absences pour cause de maladie, des grossesses ou des départs», a indiqué Dyane Benoit, directrice générale par intérim du CISSS de la Côte-Nord.

«Je peux quand même vous rassurer en disant que depuis les trois derniers mois, il y a eu beaucoup d’embauches de personnel permanent», a-t-elle ajouté.

En effet, le CISSS a recruté plus de 200 nouveaux employés au mois d’avril. La majorité des nouveaux employés ont été déployés dans les CHSLD et les ressources intermédiaires pour appuyer les équipes en place pendant la pandémie.

Le syndicat mécontent

Le syndicat qui représente les infirmières et inhalothérapeutes remarque des failles dans le plan de recrutement de l’organisation depuis deux ans.

«Ce qu’on remarque sur le terrain, c’est la manière dont nos membres sont traités. Souvent, il n’y a pas de respect. On est en pleine crise de la COVID et on leur demande de faire beaucoup de temps supplémentaire. Parfois on leur donne des avis disciplinaires», a dénoncé Nathalie Savard, présidente du Syndicat des intervenantes et intervenants en santé du nord-est québécois (SIISNEQ-CSQ).

«Les bottines ne suivent pas les babines! On le voit: on recrute, mais on n’est pas capable de garder les personnes qu’on a», a ajouté Mme Savard.

Le SIISNEQ-CSQ représente environ 1000 travailleurs du réseau de la santé de la Côte-Nord.