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Les partis fédéraux se tournent vers la subvention salariale pour payer leurs employés

Émilie Bergeron | Agence QMI

Justin Trudeau, premier ministre et chef du Parti libéral du Canada.

AFP

Justin Trudeau, premier ministre et chef du Parti libéral du Canada.

Presque tous les partis politiques fédéraux ont recours à la subvention salariale pour payer leurs employés ou ont l’intention de se servir de ce programme déployé dans la foulée de la pandémie de COVID-19.

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Le Parti libéral du Canada (PLC), le Parti conservateur du Canada (PCC), le Nouveau Parti démocratique (NPD) et le Parti vert ont tous fait une demande pour obtenir la subvention salariale. Celles du PLC et du PCC ont déjà été approuvées.

«Comme cela a été communiqué pour d'autres partis que le nôtre, au cours de ces dernières semaines, le Parti libéral du Canada a répondu aux critères d'admissibilité à la Subvention salariale d'urgence du Canada et il a bénéficié de ce soutien», a affirmé le directeur des communications du PLC, Braeden Caley, dans une déclaration transmise par courriel vendredi.

Il a tenu à souligner qu’aucun employé n’avait été mis à pied en raison de la crise du coronavirus.

Un porte-parole du PCC y est allé de la même précision.

«Comme notre personnel est composé de jeunes et d'employés avec de grandes familles qui dépendent tous de notre organisation, nous voulons faire tout notre possible pour maintenir des opérations régulières et continuer à éviter les licenciements», a déclaré Cory Hann.

Il a ajouté que le parti doit notamment éponger des dépenses supplémentaires en raison du matériel technologique qu'il a dû fournir à son personnel placé en télétravail.

«Comme d'autres partis et d'innombrables organisations l'ont signalé, la collecte de dons a chuté pendant la pandémie», a de son côté expliqué la directrice nationale du NPD, Anne McGrath, dans une déclaration transmise par courriel.

«Pour s'assurer que ces travailleuses et travailleurs gardent leur emploi et ne dépendent pas de la PCU, [la Prestation canadienne d’urgence], le parti a suivi le même conseil que le gouvernement donne à toutes les organisations qui ont vu ce genre de baisse de revenus et ont demandé à bénéficier de la [subvention salariale]», a-t-elle ajouté.

Mme McGrath a ainsi confirmé l’information d’abord rapportée par l’ex-stratège néo-démocrate Karl Bélanger sur Twitter.

Le directeur exécutif du Parti vert, Prateek Awasthi, y est allé de la même remarque, vendredi, sur la baisse des dons amassés par la formation politique, ce qui l'a amenée à se tourner vers la subvention salariale.

Seul le Bloc québécois n'a pas l’intention d’avoir recours à la subvention salariale, selon ce qu'a signalé un représentant de la formation politique à l’Agence QMI.

Le programme de subvention salariale vise à couvrir 75 % des salaires d’employés d’organisations durement touchées par la crise de la COVID-19, jusqu’à concurrence de 847 $ par semaine par travailleur.

De son côté, la PCU équivaut à 2000 $ par mois versés aux Canadiens qui ne peuvent travailler en raison de la pandémie.