/news/society

Prêt à tout pour sauver la vie de son fils

TVA Nouvelles

Un père de famille veut tout tenter pour sauver la vie de son fils atteint de la leucémie lymphoblastique aiguë, un cancer très agressif.  

À peine âgé de quatre ans, le jeune Mohamed a subi des traitements de chimiothérapie et une greffe de moelle osseuse. Mais en vain, le garçon a fait deux récidives malgré ces traitements.  

  

  

Devant l’insuccès des traitements, les médecins du CHU Sainte-Justine croient que la meilleure solution serait un traitement immunocellulaire qui est offert à Philadelphie, aux États-Unis.  

Mais les coûts liés à cette intervention sont faramineux. Il n’en coûterait pas moins de 400 000$ pour soigner l’enfant, estime son père Wadie Jaafar. Et la Régie de l’assurance maladie du Québec (RAMQ) ne couvre aucune dépense.   

«La première raison, c’est que les traitements sont vraiment expérimentaux et en grade deux, explique M. Jaafar. Pour eux, la régie ne paie pas quand ce ne sont pas des traitements qui sont au grade quatre.»  

  

  

Même si l’intervention est recommandée par les médecins, Wadie Jaafar s’est fait refuser deux fois par la RAMQ.  

«Il est recommandé pour éviter vraiment le moins de chimio pour Mohamed parce que depuis trois ans, il a reçu beaucoup de chimio», raconte l’homme.  

N’empêche que Mohamed pourrait avoir recours à une deuxième greffe de moelle osseuse, mais les répercussions pourraient être importantes puisque l’enfant devrait cette fois passer par la radiothérapie. Un lourd fardeau pour un garçon de 4 ans qui s’expose du même coup à un deuxième cancer, résume son père.  

  

  

«C’est un traitement très agressif. Il a déjà subi ça et il a eu une mycosique et un problème de foie. Il y a un risque de 30% de décès durant une deuxième greffe», ajoute Wadie Jaafar.  

Le traitement offert aux États-Unis semble être prometteur puisque le petit Mohamed y a déjà subi une intervention en décembre. Les chances de réussite sont évaluées à 50%, dit M. Jaafar.  

«Pour des parents inquiets qui vivent [un stress] depuis trois ans, je pense que c’est pour ça qu’on veut aller vraiment vers ce traitement. Pour éviter le risque et le perdre. On veut le garder en vie», plaide le paternel.   

Puisque le ménage est privé de salaire en raison de la pandémie de COVID-19, il ne parvient pas à gagner assez d’argent pour s’acquitter des frais. C’est pourquoi le couple a mis sur pied une campagne de sociofinancement GoFundMe, pour solliciter des dons.  

Le temps presse d’autant plus que le couple doit informer le médecin traitant de sa décision au plus tard lundi pour qu’il entame les démarches. Maximum deux mois après la préparation, Mohamed doit prendre la direction de Philadelphie.