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Les parcs bondés et les règles ignorées par certains à Montréal

Étienne Paré | Agence QMI

Les rassemblements extérieurs de 10 personnes sont dorénavant permis, mais certains ont poussé le bouchon un peu loin samedi, à Montréal.  

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Au parc Jarry en fin d'après-midi, il n'était pas rare de voir des groupes d'amis à moins de deux mètres les uns des autres, et ce, même si le décret de Québec précise que la distanciation doit continuer d'être respectée.  

Même la limite de 10 personnes était parfois dépassée.  

«Je viens de la Rive-Nord et j'avoue que j'ai fait le saut en voyant combien de personnes ne respectaient pas les règles», s'est alarmé Adam Houle, venu s'étendre sur la pelouse avec quelques amis, à deux mètres d'écart.  

À cheval sur le confinement, le jeune enseignant originaire de Deux-Montagnes n'avait pas revu ses amis depuis le début de la pandémie. Même si c'était toléré avant, jamais il n'aurait osé rencontrer des gens dans un parc avant l'annonce de la vice-première ministre, Geneviève Guilbault.  

Le décret sur les rassemblements de 10 personnes semble avoir donné la bénédiction aux derniers puristes du confinement pour se rassembler.  

Car jamais les parcs n'avaient été aussi bondés que samedi, a pu constater l'Agence QMI.  

Au parc La Fontaine, plusieurs déchets, des canettes de bière entre autres, s'étaient même accumulés au sol.  

  

Joël Lemay / Agence QMI

  

Relâchement  

Dire qu'il y a un relâchement parmi la population serait un euphémisme.  

«C'est surtout dangereux pour les gens vulnérables. Pour les gens comme nous, ça passe comme une grippe. Si on reste enfermés chez nous, les dommages causés sur l'économie, sur la société, seront plus grands que ceux causés par le virus», a défendu Nour Sousa, une jeune femme venue profiter du beau temps au parc Jarry avec huit de ses amis.  

«De toute façon, on va tous finir par l'avoir», a poursuivi Isabelle Dubois, l'une des membres de la bande.  

  

Joël Lemay / Agence QMI

  

Francisco Dubois, lui, ne partage pas le jovialisme de sa sœur. Essayant de se tenir tant bien que mal à l'écart du groupe, il s'inquiétait samedi que les règles soient si peu respectées.  

«Les 10 personnes et le deux mètres, c'est plus symbolique. Dans les faits, la police ne peut pas l'appliquer. Plus on déconfine, plus ça va être difficile de refaire respecter les règles s'il y a une deuxième vague», a-t-il commenté.  

Joint par l'Agence QMI en fin d'après-midi, le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) a rappelé que le nouveau décret ne changeait rien à l'application des mesures sanitaire dans les faits.  

Pourtant, même si une bonne partie des gens ne suivaient pas à la lettre les consignes, le SPVM a indiqué ne pas avoir eu vent de dérapage.