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Camps de jour trop onéreux et inaccessibles, la crainte de l'opposition

TVA Nouvelles

Bon nombre de parents ont poussé un soupir de soulagement jeudi à l’annonce du gouvernement de François Legault sur l’ouverture des camps de jour estivaux, prévue pour le 22 juin prochain

Ce soulagement a-t-il été de courte durée? Certains parents n'auront-ils pas de répit cet été?

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Des camps de jour ne pourront pas ouvrir leurs portes; d’autres accueilleront moins d’enfants en raison des ratios réduits d’enfants par moniteur et des nouvelles mesures sanitaires à respecter pour continuer d’endiguer la propagation de la COVID-19.

Selon l’opposition officielle, l’ouverture des camps de jour aurait dû être accompagnée d’une aide financière pour maximiser l’accessibilité.

« Ça va être une nécessité pour la réalisation de plusieurs camps de jour au Québec », a avancé la porte-parole du Parti libéral du Québec (PLQ) en matière de sécurité publique, Marie-Claude Nichols, dimanche sur les ondes de LCN.

« On a peur que la facture soit refilée aux parents et que les camps de jour deviennent inaccessibles pour certains jeunes au Québec. Si les enveloppes ne suivent pas, les villes vont devoir malheureusement facturer les parents. Ce serait dommage que les camps de jour deviennent accessibles aux familles qui en ont les moyens et inaccessibles pour les familles qui n’en ont pas les moyens », a déploré Mme Nichols.

Le PLQ a donc demandé à la Coalition avenir Québec (CAQ) d’aider les municipalités, mais aussi les camps privés et les organismes à but non lucratif, à qui sont confiés la moitié des camps de jour selon l’opposition.

Marie-Claude Nichols n’a pas encore de chiffre à apposer à cette demande, mais l’Association des camps de jour du Québec aurait fait différents scénarios. « Je pense qu’on ne demande pas loin de 30 millions $ - entre 22 et 35 millions $ », estime la porte-parole.

« Par exemple, pour la Ville de Vaudreuil-Dorion, on parle d’un manque à gagner de 350 000 $ dans les chiffres préparés pour le prochain été », ajoute-t-elle.

Le premier ministre Legault a déjà démontré une ouverture en termes d’aménagements et d’aide directe aux municipalités.

Faut-il revoir les ratios? 

Dans les écoles, chaque enseignant peut prendre 15 élèves. Dans les camps de jour, on parle de proportions plus réduites, « d’un moniteur pour quatre enfants, jusqu’à 10 enfants par moniteur », énonce le PLQ.

« Je ne sais pas comment on a évalué ces ratios, j’imagine que c’est la Santé publique, se demande Marie-Claude Nichols. Dans les services de garde, c’est un [éducateur] pour 10 [enfants]. Dans les camps de jour, ce sont des services plus restreints. » 

« Ça va, je comprends qu’il y a un enjeu de santé, mais j’ai de la misère à suivre la logique dans l’attribution des ratios », se demande-t-elle.