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Le télétravail mousse la vente de climatiseurs

Amélie St-Yves

GEN-

Photo Agence QMI, Steve Madden

La popularité du télétravail causée par la pandémie pousse de plus en plus de gens à se procurer des systèmes de climatisation, question d’être aussi confortables à la maison que dans une tour de bureaux. 

La dernière semaine s’est terminée au-dessus des normales saisonnières, qui sont d’un maximum de 21 degrés Celcius le jour dans la région métropolitaine.  

L’humidité se joindra à la partie cette semaine. Le mercure doit atteindre 31 °C à Montréal demain, et 32 °C mercredi. 

« On va vivre des journées qui ressemblent vraiment au mois de juillet, deux mois à l’avance », indique Simon Legault, météorologue pour Environnement Canada. 

Il ne fait aucun doute que cette chaleur combinée au télétravail mousse la vente de climatiseurs, selon des vendeurs. 

« Il y en a qui ont leur bureau à la maison. Ça commence à être chaud pendant la journée », explique le copropriétaire de Sinergie Fraîcheur dans l’arrondissement de Rosemont–La-Petite-Patrie, Saverino Pilejji, qui note une hausse de ventes d’environ 30 %.  

Patrick Bourassa, de Patrick Bourassa Thermopompe, est aussi débordé et se fait parler de boulot à la maison. 

« Les gens se disent que l’été, généralement, ils travaillent dans la tour de bureaux au centre-ville, mais qu’ils resteront à la maison pas climatisée cette année. Alors ils le font installer », mentionne-t-il. 

Un mois d’attente 

À Québec aussi on observe une grande effervescence dans la course à la climatisation, notamment à cause du télétravail. 

« On est débordé. Si quelqu’un veut s’acheter un climatiseur aujourd’hui, il faudra attendre au moins un mois. Habituellement, ça ne prend qu’une semaine ou deux, maximum », lance Steve Dubé, propriétaire de Climatisation Dubé, dans l’arrondissement de Beauport.  

Par ailleurs, une hausse soudaine du mercure représente un facteur de risque pour les coups de chaleur, selon le chef de secteur à Urgences santé, Sylvain Lafrance. 

« Si on peut travailler à l’extérieur sous un parasol ou dans un abri, excellent. Au soleil direct, évidemment, ce n’est pas recommandé. Ce n’est pas long et la chaleur peut être traître », explique-t-il. 

– Avec Jérémy Bernier, Le Journal de Québec