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Un animal peut aider à passer à travers le confinement

Camille Lalancette | Agence QMI

CAMILLE LALANCETTE/24 HEURES/AGENCE QMI

En période de confinement, les interactions sociales sont nettement diminuées, mais heureusement, les animaux de compagnie permettent à leur maître de garder le moral.  

La Montréalaise Marilyne Champagne a adopté son chien Pumba il y a six ans et elle estime que son confinement se passe d’une façon plus saine grâce à lui.  

«Le fait d'avoir encore une routine m’aide énormément. Je n'ai pas le choix de me lever, de m'habiller et d’aller dehors trois ou quatre fois par jour pour lui. Mon quotidien a changé, mais grâce à [Pumba] j'ai gardé une routine et une stabilité», confie-t-elle.  

 

Pumba et Maryline Champagne posent fièrement au parc canin Sault-au-Récollet dans l’arrondissement Ahuntsic-Cartierville, à Montréal, le dimanche 24 mai 2020.

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Pumba et Maryline Champagne posent fièrement au parc canin Sault-au-Récollet dans l’arrondissement Ahuntsic-Cartierville, à Montréal, le dimanche 24 mai 2020.

 

La coordonnatrice clinique de Zoothérapie Québec, Aude Paquet, croit que de s’occuper d’un animal peut limiter le niveau de stress.  

«S’occuper de remplir les besoins vitaux d’un animal, ça implique des responsabilités. La structure c’est important et ça, ça permet de se décentrer et de réduire l’anxiété parce qu’on est tourné vers autre chose», lance-t-elle.  

Un compagnon essentiel même avant la crise  

Marilyne Champagne travaille pour un service d’activités parascolaires. Au début du mois de mars, elle a subi deux opérations qui l’ont mise en arrêt de travail.  

«Après mes opérations, je prenais le temps de marcher avec mon chien pour me remettre en forme», lance la résidente d’Ahuntsic-Cartierville.  

Ensuite, il y a eu l’instauration des mesures de confinement et la fermeture des écoles. Habituellement occupée en été par les camps de jour, Mme Champagne a compris que les chances de retour au travail étaient minces pour elle à moyen terme.  

Redécouvrir son quartier  

Malgré les sources de divertissement réduites, elle profite de ses temps libres pour marcher avec son chien.  

«Il n’y a pas tant d’activités à faire! Mais, on marche beaucoup! On a découvert des zones, derrière l’église, sur le bord de l’eau. On a vraiment redécouvert notre quartier. Je fais exprès de me perdre pour découvrir de nouvelles rues et de voir les maisons», dit-elle.  

Mme Champagne se dit résiliente à travers ces temps difficiles. Que son chien occupe une place importante dans sa vie l’aide beaucoup, évidemment.  

«Mon pitou fait toujours partie de l'équation et de mon bonheur», assure-t-elle.  

Aude Paquet de Zoothérapie Québec conclut en disant qu’adopter un animal reste une décision personnelle qui demande une grande réflexion.  

«L’idée d’un animal de compagnie c’est que ça tient compagnie, ça donne une présence à l’autre. Ce qui crée en soi un élément qui permet de lutter contre l’isolement. Je dirais qu’en ce moment, ça peut être essentiel», ajoute Mme Paquet.