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Des puces pour respecter la distanciation physique

Amélie St-Yves | Journal de Montréal

Le vice-président au développement stratégique et aux acquisitions du groupe Noovelia, Alain Lemieux, tient une balise qui comporte la technologie Kencee U2.

Photo courtoisie

Le vice-président au développement stratégique et aux acquisitions du groupe Noovelia, Alain Lemieux, tient une balise qui comporte la technologie Kencee U2.

Une entreprise de la Mauricie a mis au point des balises qui sonnent, vibrent ou s’illuminent, quand deux personnes ne respectent pas la distanciation physique de deux mètres. 

La version pandémique de la balise Kencee U2, une création de l’entreprise de Trois-Rivières, Noovelia, peut se porter à la ceinture comme un téléavertisseur. 

Lorsque deux balises se retrouvent à moins de deux mètres, elles sonnent, vibrent, s’illuminent, ou les trois à la fois.  

Elles peuvent être utilisées par des employés d’usine, notamment. 

« [Avec cette configuration], c’est simplement un avertisseur de distance, pour la distanciation physique », indique Alain Lemieux, vice-président au développement stratégique et aux acquisitions du groupe Noovelia. 

Cette version de la balise sera disponible en juin, et 10 000 unités sont actuellement en production. Des compagnies en ont déjà commandé pour des projets pilotes, selon M. Lemieux. 

Une autre façon d’utiliser la balise permettrait de savoir qui s’est croisé dans un rayon de moins de deux mètres, et ainsi savoir qui a été en contact avec une personne infectée à la COVID-19, par exemple dans un CHSLD. 

Traçabilité 

D’ailleurs, ces balises avaient initialement un objectif de traçabilité, que ce soit pour l’équipement ou pour les gens.  

Jumelées avec une technologie de GPS, il est possible de les retracer à 50 centimètres près. 

L’entreprise Héroux-Devtek utilise près de 2000 balises de Noovelia depuis environ un an dans son usine de Longueuil, pour la fabrication de trains d’atterrissage destinés au marché de l’aérospatiale. 

Entre 5000 et 8000 commandes de fabrication à la fois y sont gérées. Les balises permettent de relier les pièces aux instructions. 

« On sait où la pièce est, donc quand elle se présente à proximité d’un poste de travail, on peut faire apparaître les instructions de travail à l’écran », souligne Dominique Dallaire, vice-président pour la région de l’est de Héroux-Devtek.