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LNH: sur la glace en juin?

Jonathan Bernier | Agence QMI

La situation entourant l’épidémie de la COVID-19 semble être suffisamment maîtrisée pour que la Ligue nationale de hockey (LNH) songe à procéder à la phase 2 de son protocole de retour au jeu.

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On est encore loin de la réouverture des camps d’entraînement (phase 3) et du retour au jeu officiel (phase 4). Toutefois, l’annonce faite conjointement par la LNH et l’Association des joueurs (AJLNH) est un pas dans la bonne direction.

À compter du début de juin, la LNH espère être en mesure d’ouvrir aux joueurs l’accès au complexe d’entraînement des équipes. Cette ouverture sera tributaire des restrictions mises en place par les autorités locales de chacun des marchés concernés.

Les joueurs pourront donc recommencer à fouler la glace et soulever de la fonte dans le gymnase.

Toutefois, la ligue étant bien au fait que la pandémie suscite encore beaucoup de crainte et que des joueurs pourraient être appelés à côtoyer des personnes à risque dans leur quotidien, la participation se fera sur une base volontaire. Aucune obligation ne doit être formulée de la part des équipes.

Une fois cette phase enclenchée, un maximum de six joueurs pourront se retrouver dans l’enceinte en même temps. Les groupes devront toujours rester les mêmes pour toute la durée de la phase. Chaque groupe se verra attitrer un préposé à l’équipement, un gérant de l’équipement et un entraîneur de conditionnement physique. Les équipes sont invitées à faire appel, en renfort, à leur personnel de la Ligue américaine.

Mesures strictes

Par ailleurs, les installations ne seront pas exclusivement réservées aux joueurs de l’équipe locale. Par exemple, les joueurs vivant actuellement au Québec pourront avoir accès au complexe sportif de Brossard même s’ils ne défendent pas les couleurs du Canadien. À condition, toutefois, qu’il reste de la place et qu’il y ait suffisamment de personnel pour accommoder le groupe.

Ceux qui accepteront de se présenter à l’entraînement devront se plier à des mesures sanitaires très strictes.

Tout d’abord, ils pourraient devoir se placer en quarantaine deux semaines avant le début de cette phase, dans le but de répondre aux exigences des gouvernements fédéraux canadien et américain.

Sur la glace, les mises en échec seront interdites. De plus, aucun entraîneur ne pourra se trouver sur la patinoire (à l’exception d’un entraîneur embauché par un gardien). Cependant, il leur sera possible d’observer l’action depuis les gradins.

En ce qui a trait aux exercices en gymnase, les joueurs devront se contenter d’exercices individuels. Comme c’est le cas pour le commun des mortels, la distanciation physique de deux mètres devra être respectée.

Série de tests

D’ailleurs, à l’exception de séances en gymnase et des entraînements sur glace, le port du masque sera obligatoire à l’entrée et à la sortie de l’édifice, de même que lorsqu’il est impossible de respecter la consigne des deux mètres.

La capacité d’obtenir des tests en nombre suffisant constitue l’une des conditions de la poursuite du processus qui mènera, espère la LNH, au retour au jeu.

La phase 2 en donnera un bon aperçu. Pourvu que cet exercice ne prive pas la population générale d’un stock suffisant, tous les joueurs et les membres du personnel devront passer un test de dépistage deux jours avant le lancement de cette phase. Ils devront se plier au même exercice au moins deux fois par semaine.

De plus, la prise de température sera effectuée, avec un thermomètre infrarouge, à chaque présence dans l’édifice. Évidemment, toute personne présentant des symptômes ou habitant avec quelqu’un qui présente des symptômes sera retirée de la circulation.

Tout comme pour la date d’entrée en vigueur de cette phase, la LNH ignore combien de temps elle durera. Il n’est pas exclu, advenant une recrudescence des cas ou une deuxième vague de la pandémie, qu’on revienne à la phase 1: celle demandant aux joueurs de s’isoler.