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Étude sur le stress du personnel de la santé

TVA Nouvelles

Les psychiatres s'intéressent beaucoup au stress que vivent les travailleurs de la santé depuis le début de cette pandémie. Ils s'inquiètent des conséquences sur leur santé mentale. 

Une étude est réalisée par l’Institut de cardiologie de Montréal auprès de 300 travailleurs de la santé de partout au Québec. 

«On est intéressé à connaître les facteurs qui sont associés à l’épuisement professionnel pendant la pandémie et on ajoute une touche biologique avec une analyse de l’hormone de stress, le cortisol», explique la Dre Judith Brouillette psychiatre à l’Institut de cardiologie.  

Grâce à un prélèvement de cheveux effectué avant le 12 juin prochain, les chercheurs seront en mesure de déterminer le niveau de stress vécu par le participant. 

«Les trois premiers centimètres de cheveux vont nous révéler l’accumulation de cortisol dans les trois derniers mois et si les gens ont les cheveux sont assez long, entre trois et six centimètres, on va avoir le taux de cortisol avant la pandémie», précise la spécialiste. 

Grâce à cette étude, on espère être en mesure de déterminer quels sont les facteurs de risque et les facteurs protecteurs afin de pouvoir diffuser de l’information pour aider à préserver la santé psychologique des travailleurs de la santé. 

Les participants pourront s’inscrire et utiliser une application mobile pour indiquer leur niveau de stress. 

Une autre étude a été lancée par des chercheurs du CHUM du CIUSSS de l'Est-de-Montréal et de la Capitale-Nationale auprès de 300 employés, pour connaître leur santé mentale causée par le stress au travail. 

Ils utilisent une application mobile pour recueillir les données confidentielles des participants qui se sont d'abord inscrits par courriel. 

«C'est une application avant tout pour une prise de sondage. Ça fait déjà 14 jours que l'application est lancée. On a déjà 100 participants. Et les 100 participants, dans le fond, chaque semaine, pendant trois mois, vont devoir remplir le questionnaire. Donc, dans trois mois, on va pouvoir commencer à voir les premiers résultats», de dire Steve Geoffrion, chercheur à l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal.

«Je pense qu'il commence à y avoir des signes de fatigue et d'épuisement et particulièrement le marathon qui s'installe risque d'en affecter un peu plus», lance le Dr Nicolas Bergeron, psychiatre et chercheur au CRCHUM. 

Des travailleurs de la santé rencontrés par TVA Nouvelles ont expliqué vivre avec une pression constante, particulièrement en raison de la crise de la COVID-19. 

«Il y a toujours un doute qui persiste, on a peur de donner ça à nos enfants, nos grands-parents», affirme un paramédic.

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