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Les deux tiers des paroisses du diocèse de Chicoutimi prévoient un déficit

Isabelle Tremblay | TVA Nouvelles

La situation financière des églises du Saguenay–Lac-Saint-Jean était déjà précaire, mais la pandémie a grandement empiré leurs problèmes financiers.

La fermeture des églises catholiques depuis la mi-mars, combinée à l’annulation de la campagne annuelle de la Capitation, a privé les lieux de culte d'importants revenus, au point de menacer la survie de certains d'entre eux.

Ainsi, du côté du diocèse de Chicoutimi, environ les deux tiers des 64 paroisses ont déposé des prévisions budgétaires déficitaires pour l’année en cours. Devant cet état de fait, il ne serait pas impossible de devoir devancer la fermeture de certains lieux de culte, selon l’évêque René Guay.

«Il y a des églises, selon leurs prévisions budgétaires, qui en ont pour deux ans, trois ans ou quatre ans. Après ça, il faut vraiment trouver une solution définitive et, souvent, la solution définitive est de fermer le bâtiment», a affirmé Mgr Guay.

Ces dernières années, le diocèse de Chicoutimi a été contraint de fermer ou de vendre des églises en raison la baisse de fréquentation et des frais exorbitants liés à leur entretien. «On continue dans ce processus-là et peut-être que ce temps de pandémie accélérera les choses», a poursuivi l’évêque.

La réouverture des lieux de culte fait partie des phases ultérieures du plan de déconfinement qu’a présenté gouvernement Legault, malgré le récent dépôt d’un protocole sanitaire. «Il faut être très précis là-dessus. On n'a pas de date de réouverture. Le gouvernement n'a pas communiqué avec nous», a précisé René Guay.

Selon le religieux, les services funéraires seront prioritaires lorsque les paroisses pourront reprendre leurs activités, mais leur organisation ne sera pas simple.

Même si de plus en plus de salons mortuaires offrent maintenant un service de funérailles virtuelles, une forte proportion des familles endeuillées préfèrent attendre que les églises soient de nouveau accessibles.

«D'après les chiffres que l'on a, de sept à huit familles sur dix ont reporté [les funérailles], car elles espèrent avoir une célébration plus large et plus familiale», a souligné l'évêque

Quant aux mariages religieux, le diocèse de Chicoutimi estime qu'environ 80 cérémonies ont été reportées au Saguenay–Lac-Saint-Jean en raison de la pandémie.