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L'ombudsman de Montréal préoccupé par l'accessibilité universelle

Guillaume Pelletier | Agence QMI

FD-DISPARUE-LASALLE

FRÉDÉRIQUE GIGUÈRE/AGENCE QMI

La mise en place de 327 km de voies destinées aux piétons et aux cyclistes par la Ville de Montréal pourrait mettre en péril la sécurité des personnes à mobilité réduite, estime l’ombudsman de Montréal. 

Dans une missive adressée à la mairesse Valérie Plante et au directeur général de la Ville de Montréal, l'ombudsman Johanne Savard met en garde l'administration municipale sur l'accessibilité universelle des corridors sanitaires destinés aux cyclistes et piéton qui ont été installés rapidement depuis le début de la pandémie. 

Mme Savard se dit notamment préoccupée pour la sécurité des personnes à mobilité réduite et aux personnes sourdes, malentendantes ou malvoyantes. 

«Ces citoyens ont besoin de repères essentiels pour se déplacer en toute sécurité. Il faut donc planifier les aménagements pour préserver ces repères et s’assurer de ne pas créer des situations pouvant leur poser un problème de sécurité», explique Mme Savard dans une lettre datée du 20 mai. 

L'ombudsman souligne également que la Ville doit consulter les citoyens, services d'urgence et commerçants visés par les impacts de ces changements et considérer sérieusement et objectivement leurs commentaires et suggestions. 

Volte-face dans la Petite-Italie 

Rappelons que l'administration de la mairesse Valérie Plante réévalue son projet de fermeture d'un tronçon du boulevard Saint-Laurent aux voitures cet été, entre les rues Jean-Talon et Saint-Zotique, après les protestations de commerçants de la Petite-Italie. 

Un sondage réalisé par la Société de développement commercial (SDC) de la Petite-Italie et du Marché Jean-Talon affirmait que 95% de ses membres s’opposaient au projet de piste cyclable sur le boulevard Saint-Laurent.