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Les premières canicules sont les plus dangereuses

TVA Nouvelles

Une canicule en mai? «Assez exceptionnel», en convient Philippe Gachon, professeur d’hydroclimatologie. Il prévient toutefois qu’une canicule aussi précoce que celle que le Québec connaît présentement pourrait être particulièrement meurtrière.   

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«Les premières vagues de chaleur sont celles qui ont les impacts les plus importants en termes de mortalité», explique celui qui est aussi directeur du Centre pour l'étude et la simulation du climat à l'échelle régionale.   

À cette époque de l’année, le corps ne s’est pas encore réhabitué à supporter la chaleur, contrairement à plus tard dans la saison, poursuit le spécialiste. Les gens qui souffrent de problèmes cardio-vasculaires, de maladies pulmonaires et les aînés sont particulièrement à risque de connaître des complications causées par la chaleur, ou même d’en mourir.  

Les CHSLD mènent d’ailleurs une course contre la montre pour équiper leurs établissements de climatiseurs et atténuer la chaleur ambiante qui pourrait devenir fatale à leurs résidents.   

Chaud le jour, chaud la nuit  

À la différence d’autres vagues de chaleur, le mercure ne montre pas signe de vouloir baisser énormément pendant la nuit. Tôt, mercredi matin, il faisait déjà 23 degrés dans certains quartiers de Montréal. «C’est très élevé pour une température de nuit», avance M. Gachon.   

«D’habitude, il peut faire chaud dans la journée, mais la température baisse pendant la nuit, ce qui permet de mieux dormir et d’aérer [les espaces]. Le corps peut aussi se remettre de la chaleur qu’il a accumulé pendant la journée», explique-t-il.  

Le climatologue prévoit que les canicules augmenteront en sévérité dans les prochaines années : non seulement les températures seront plus élevées pendant la journée, mais elles ne baisseront pas autant qu’avant pendant la nuit.   

Les changements climatiques provoqueront également le prolongement la saison des canicules, qui commencera plus tôt (en mai) et se terminera plus tard (en septembre, voir même en octobre), selon M. Gachon.   

«Ça va être un problème pour la santé publique», conclut-il. 

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