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Impossible de connaître le nombre de stationnements perdus

Guillaume Pelletier | Agence QMI

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CAMILLE DAUPHINAIS-PELLETIER/24 HEURES/AGENCE QMI

Il est impossible de savoir combien d’espaces de stationnement seront éliminés dans les rues de Montréal pour faire place aux voies temporaires pour cyclistes et piétons aménagées en vitesse pour encourager le transport actif pendant la pandémie.

Un peu partout dans la ville, des commerçants ont été surpris de voir disparaître du jour au lendemain des espaces de stationnement devant leur établissement. Des citoyens ont fait face au même obstacle dans plusieurs quartiers résidentiels, mais la Ville ne peut pas chiffrer le nombre de places qui ont disparu ou qui seront retirées plus tard cet été.

Une attention particulière est accordée afin de minimiser ces pertes, surtout dans les secteurs résidentiels, avance simplement Éric Allan Caldwell, responsable de la mobilité au comité exécutif de la Ville de Montréal.

À terme, 327 km de corridors devraient être installés dans la métropole. La Phase 1 comprend 61 km, et les coûts de sa mise en place sont estimés à 7,4 millions $, qui seront pris à même le Fonds d'urgence du Centre de coordination des mesures d'urgence (CCMU) de la Ville de Montréal.

À titre comparatif, le segment du Réseau express vélo qui sera aménagé sur les rues Lajeunesse et Saint-Denis, au nord de Jean-Talon, est beaucoup moins vaste et coutera 12,5 millions $ à la Ville de Montréal.

Aucune étude d’impact sur la circulation n’a été effectuée avant la mise en place des voies, ce qui s’explique par le court délai, selon M. Caldwell.

«Chacune des phases de déploiement est validée par le CCMU, il a fallu agir rapidement face à la situation. Tous les processus normaux de planification, que ce soient les relevées d'impacts sur circulation ou sur le terrain, prennent habituellement deux ans. Là, on déploie et on s'ajuste en temps et lieu», précise-t-il.

L'absence d’information sur les stationnements est «un signe évident de l’improvisation de Projet Montréal», selon le chef de l’opposition officielle à l’hôtel de ville, Lionel Perez. Celui-ci estime qu'il est essentiel de savoir combien de citoyens et de commerçants seront incommodés par ces mesures.