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La banlieue de Montréal toujours attirante pour les acheteurs

TVA Nouvelles

Le marché immobilier de la province a connu un rebond depuis que Québec a autorisé la reprise des activités le 11 mai dernier. Selon de récents chiffres, les acheteurs sont attirés comme jamais vers la banlieue de Montréal.

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Un sondage réalisé par RE/MAX du 17 au 19 mars montre que 40% des répondants veulent acheter une maison d'ici cinq ans et ce, majoritairement en banlieue.

Les gens veulent avoir de plus grands terrains dans 55% des cas, ou une plus grande propriété. Donc, c'est évident qu'avec les prix qu'il y a dans les villes, les gens veulent un peu satisfaire ces besoins-là», explique Sylvain Dansereau, vice-président exécutif de RE/MAX Québec.

Ça a repris à un tel rythme qu'on est rendu à peu près au même niveau que 2019. Ça ne concerne pas les ventes globales, mais pour les ventes, si on compare semaine de cette année versus semaine de l'année passée, on atteint à peu près les mêmes niveaux aujourd'hui», se réjoui M. Dansereau. 

Les futurs vendeurs, soient 34% des répondants, veulent aussi déménager dans plus grand et rénovent pour mieux vendre et pour obtenir un meilleur prix. 

Avec le télétravail, l'attrait pour la banlieue pourrait même s'accélérer, croit l'Association provinciale des constructeurs d'habitations du Québec (APCHQ).

Les derniers chiffres de l'Institut de la statistique du Québec montrent que Montréal a perdu 28 000 habitants en 2018-2019.

«Je suis même prêt à affirmer que ça pourrait aller jusqu'aux petites agglomérations qui sont à 45 minutes, une heure de Montréal, des endroits comme Saint-Hyacinthe, Granby, Joliette, etc.», croit Paul Cardinal, directeur du service économique à l’APCHQ.

Après ce rebond, les courtiers immobiliers du Québec s'attendent quand même à un ralentissement qui dépendra de la durée de la récession.

La Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL) prévoit quant à elle une diminution de 6 à 11 % du prix moyen au Québec par rapport à son niveau antérieur à la pandémie, avant de commencer à se redresser au deuxième semestre de 2021.