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Le frelon meurtrier fait craindre les apiculteurs de l'ouest canadien

Agence QMI

Un «frelon meurtrier» a été découvert récemment à Langley, en Colombie-Britannique, ce qui soulève des craintes chez les apiculteurs de l’Ouest canadien.

Comme l’a rapporté jeudi «The Globe and Mail», cette découverte permet de croire que le frelon géant asiatique (Vespa mandarinia) s’est répandu davantage en Amérique du Nord que l’anticipaient les scientifiques.

Un nid de frelons meurtriers avait été découvert puis détruit à Nanaimo, sur l’île de Vancouver, l’automne dernier. Des frelons auraient également été aperçus depuis à Blaine, dans l’État de Washington, et à White Rock, en Colombie-Britannique.

Originaire du Japon, le frelon géant peut atteindre cinq centimètres de longueur et se nourrit exclusivement d’insectes, dont les abeilles domestiques.

Il est craint des apiculteurs puisqu’il peut détruire un essaim complet en quelques minutes. Une fois qu’il s’est introduit dans le nid, il décapite toutes les abeilles à l’aide de ses mandibules dentées avant de les dévorer.

Le frelon géant peut aussi empoisonner les humains avec son dard qui transperce les vêtements. Son venin est plus toxique que celui des abeilles et des guêpes et peut parfois être mortel.

La récente découverte a été faite le mois dernier par une femme qui a aperçu le frelon près de son jardin à Langley, qui se situe à une heure de route de l’est de Vancouver.

L’insecte a été capturé et remis à l’apiculteur en chef de la Colombie-Britannique, Paul van Westendorp. Ce dernier a été très surpris d’apprendre la présence du frelon géant asiatique à Langley. En effet, les scientifiques croyaient que cette espèce se trouvait uniquement sur les côtes.

«Nous réalisons soudainement qu’ils ne sont plus seulement confinés à White Rock et à Blaine», a-t-il dit au quotidien torontois.

En Alberta, où sont situés 40% des élevages domestiques d’abeilles, les autorités s’emploient présentement à mesurer les risques posés par les frelons géants et à trouver des moyens pour protéger leurs colonies d’abeilles.