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Voici comment la bataille a été gagnée rapidement contre le H1N1

TVA Nouvelles

La course au vaccin efficace, sécuritaire et distribué à grande échelle pour lutter contre la COVID-19 est un combat de tous les instants. Et surtout la clé pour endiguer la pandémie, mettre le virus K.-O. comme ce fut le cas avec le H1N1au Québec et reprendre une vie normale.

Les antivirus se font entendre, ne veulent pas d’un vaccin contre le coronavirus, ils le craignent même. Le microbiologiste et infectiologue Karl Weiss rappelle son importance cruciale.

«Quelqu’un qui naissait au Québec en 1900 avait une espérance de vie de 45 ans. Ce qui a changé le paysage en 120 ans, c’est l’arrivée des vaccins, les antibiotiques et un peu d’hygiène bien sûr», précise le spécialiste rattaché à l’Hôpital général juif de Montréal.

Les vaccins ont aussi été cruciaux dans l’élimination de la mortalité infantile liée aux maladies infectieuses, appuie le Dr Weiss. «On est mal pris avec le coronavirus, car on n’a pas vraiment d’outils pour le combattre.»

Deux armes

Les choses étaient différentes en 2009 quand le virus H1N1 a frappé le Québec. «Les gens ont minimisé cette pandémie, car il ne s’est pas passé grand-chose finalement. On nous avait dit qu’il y aurait un scénario catastrophe, mais on avait deux armes: un vaccin que l’on a donné à tout le monde et des médicaments qui ont été administrés à beaucoup de monde. C’est une grosse différence par rapport à la COVID. On a donc pu gérer l’épidémie de façon beaucoup plus facile», soutient le microbiologiste et infectiologue. 

L’absence de vaccin module les décisions du gouvernement et de la Santé publique dans la lutte contre le coronavirus. «On a mis la société sur pause, car on a peur de faire déborder le système avec un nombre trop grand de cas. Ce qui explique que l’on ne peut pas déconfiner totalement, c’est l’absence de vaccin», fait savoir le Dr Weiss. 

«Si on avait un vaccin disponible au Québec avec une campagne de vaccination massive, efficace et sécuritaire dans trois ou quatre mois, plus personne ne parlerait de déconfinement. On penserait déjà aux vacances, à voyager.» 

«La vaccination demeure un outil de taille pour juguler les maladies et les pandémies, on tendance à l’oublier», conclut Karl Weiss.