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Pas de croisières internationales: dur coup pour le Saguenay–Lac-Saint-Jean

Isabelle Tremblay | TVA Nouvelles

Le Saguenay–Lac-Saint-Jean est durement éprouvé par l’annonce du gouvernement fédéral d’interdire les croisières internationales jusqu’au 31 octobre en raison de la crise sanitaire actuelle.

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Cette industrie rapporte chaque année des retombées économiques de 58,5 millions $ dans la région.

«On va continuer de travailler avec les lignes de croisière pour s’assurer qu’à moyen et à long terme ça demeure une industrie qui est présente au Saguenay–Lac-Saint-Jean parce qu’elle nous permet d’étirer la saison touristique», a mentionné vendredi le directeur général de Promotion Saguenay, Patrick Bérubé.

«Notre chiffre d’affaires se fait essentiellement ces mois-ci et la saison était étirée avec la saison des croisières. C’est plus difficile, il faudra se retrousser les manches», a commenté Bianca Girard, copropriétaire de l’entreprise O’Gelato & Cacao.

Le port d’escale de Saguenay anticipait une saison record en 2020 avec 64 croisières et le passage de plus de 94 000 passagers et membres d’équipage.

«Indirectement, dans notre équipe, c’est 48 personnes qui ne seront pas au rendez-vous cet automne», a déploré Priscilla Nemey, vice-présidente exécutive de Promotion Saguenay.

«Il y a des corporations de développement économique, je peux penser à Drummondville, qui travaillent très fort avec leurs centres-ville, qui sont avant-gardistes pour mettre des choses en place. Maintenant, nous, je peux vous avouer que l’on est un peu en attente de savoir ce que notre ville va faire», a affirmé Caroline Giroux de O’Gelato & Cacao.

Dans l’arrondissement de La Baie, les citoyens sont déçus de l’annonce du fédéral, mais plusieurs s’y attendaient.

«C’est dommage parce que ça fait beaucoup de vie dans la ville. Ça nous fait du bien de voir différentes personnes», a mentionné une Baieriveraine à TVA Nouvelles.

«En fait, les croisières internationales, c’est plus de 400 personnes impliquées directement/indirectement à une saison d’opération», a conclu Priscilla Nemey.