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Guy Nantel traîne de la patte pour la chefferie du Parti québécois

Patrick Bellerose | Le Journal de Montréal

Guy Nantel

Photo Ben Pelosse

Victime du confinement, l’humoriste Guy Nantel reconnaît qu’il lui manque «beaucoup» de signatures pour devenir officiellement candidat à la chefferie du Parti québécois, en plus d’accuser un important retard dans le financement de sa campagne.

Suspendue depuis la fin mars, la course à la chefferie péquiste reprendra vendredi prochain.

À compter de cette date, les aspirants-chefs auront trois semaines, soit jusqu’au 26 juin, pour déposer les 2000 signatures exigées pour devenir candidat.

«Il nous en manque encore beaucoup», reconnaît Guy Nantel en entrevue avec notre Bureau parlementaire, sans dévoiler le nombre d’appuis manquants. 

Le financement est également difficile, alors que les candidats doivent déposer un total de 25 000 $ pour être de la course.

Bien qu’il soit le meneur dans les sondages, M. Nantel arrive derrière ses principaux adversaires dans la récolte de dons. Selon le Directeur général des élections du Québec, il a amassé 14 974 $. 

Le député péquiste Sylvain Gaudreault a récolté quant à lui 45 225 $, tandis que Paul St-Pierre Plamondon suit de près avec 42 300 $.

L’historien Frédéric Bastien, pour sa part, a recueilli 23 628 $ à ce jour.

«Mauvais sort»

Guy Nantel ne cache pas que sa campagne a été durement affectée par la pandémie.

Après être devenu candidat le 13 février, son événement de lancement était prévu pour le 18 mars à Montréal. À cette date, le Québec s’est plutôt retrouvé en plein confinement.

Ses adversaires, eux, sont entrés dans la course plus tôt et ont donc bénéficié de plus de temps pour amasser des dons avant la suspension de la course, note-t-il.

«C’est malheureux, mais c’est comme ça, dit M. Nantel. Je suis en retard par rapport aux dons parce que... c’est un coup du mauvais sort qui a fait qu’on n’a jamais pu faire le lancement de la campagne.»

Lancement fin août

Un tel événement aurait permis de réunir des militants et d’amasser des dons, en plus de faire connaître la plateforme électorale, souligne le candidat.

Le lancement officiel aura finalement lieu fin août.

«Quand la campagne va commencer, fin juin, début juillet, les gens ne suivront plus l’actualité politique, explique-t-il. Donc, on va lancer ça vers la fin du mois d’août.» 

Le dévoilement du successeur de Jean-François Lisée aura lieu le 9 octobre prochain.